mardi 16 novembre 2010

ESPECES ... EN DANGER (Partie 1)


ANIMAUX EN DANGER ET VIE SAUVAGE

Richesse de la biodiversité

Plus je fais connaissance avec ce pays, plus je le découvre et moins je comprends la très mauvaise réputation qui lui est faite.

Je ne vais pas revenir sur la diversité et la beauté des paysages, ni sur la gentillesse des populations, ni sur … non, je vais aujourd’hui vous parler des animaux sauvages et de la biodiversité.

Un très grand nombre d’animaux rares et exotiques ne se trouvent qu’aux Philippines, tous n’ont pas encore été découverts. Je prends pour exemple la découverte d’une nouvelle espèce de lézard Monitor fin juin 2009 par une équipe scientifique dans la partie nord de la Sierra Madre, sur la grande île de Luzon (Luçon). C’est tout de même un animal qui fait plus de deux mètres de long pour une dizaine de kilogrammes, ce n’est ni une araignée, ni un papillon encore moins une fourmi, pourtant jusqu’à fin juin 2009 il est resté tout à fait inconnu !
Les eaux qui entourent le pays ont le plus haut degré de diversité au monde. En 1953, Albert Herre a identifié 2.117 espèces de poissons dont 330 espèces endémiques de poissons d’eau douce. Les baleines, les dauphins, les requins-baleine visitent régulièrement les eaux philippines à proximité des îles, pour le plus grand bonheur de quelques scientifiques et de trop rares touristes.

Environ 550 des 800 espèces de coraux répertoriés de par le monde se trouvent ici.



Interrogé récemment sur ses dix sites préférés de plongée, un éminent spécialiste de ce sport à listé trois fois les Philippines, seul pays à être cité trois fois !

Il y a également 332 sortes de reptiles et d’amphibiens, 215 d’entre eux sont endémiques à l’archipel. L’on compte moins d’une quinzaine de serpents venimeux sur un total de 114 espèces, de nombreuse espèces de grenouilles et de reptiles n’ont pas été ou incomplètement été étudiées. Malheureusement de nombreuses espèces ont disparues sans que l’on ait eu le temps de les étudier.

Avec environ 612 espèces d’oiseaux et 895 de papillons ce pays a la plus grande concentration au monde de ces deux espèces. 352 espèces de ces papillons sont endémiques à l’archipel.

La flore présente 9.000 espèces, un tiers étant endémique.

Nous trouvons également 165 espèces de mammifères, 121 d’entre eux ne se trouvent que dans cette partie du monde. Toutes ces espèces sont en danger d’extinction.

Le principal coupable, l’homme et encore l’homme, principalement par la destruction de la forêt tropicale et des habitats naturels.

On estime que seulement 8 à 10 % de la forêt primitive est dans son état originel.

L’on ne trouve pas de grands mammifères aux Philippines, je devrais dire l’on ne trouve plus de grands mammifères, car différents fossiles ont été découverts, principalement des fossiles d’éléphants, de rhinocéros et de ‘’stegodons’’ (ancêtres des éléphants et mammouths). Autre fait remarquable, l’on ne trouve pas sur l’archipel de grands fauves. Pas de lions, de tigres, de léopards ou de panthères.

Je reviendrai dans un post futur sur cette particularité, avec des explications possibles et plausibles données par certains scientifiques.


Quelques animaux particuliers à l’archipel

L’aigle philippin.

Connu sous le surnom d’aigle mangeur de singes, l’aigle philippin, qui est une espèce en voie de disparition, est un des plus grands au monde, il mesure environ un mètre de haut et a une envergure de deux mètres. Il se nourrit principalement de gros serpents, d’oiseaux, de civettes, de lémures et de singes, raison pour laquelle il est surnommé aigle mangeur de singes. Il niche à au moins 30 mètres du sol, au sommet des plus grands arbres. Avec une population estimée entre 300 et 400 individus qui vivent dans ce qui reste des forêts tropicales d’Isabella, Samar, Leyte et Mindanao, l’aigle philippin qui est une espèce protégée est aussi le symbole des efforts du peuple philippin pour la préservation de sa forêt tropicale.

Il ne faudrait pas que, l’aigle philippin, le grand cacatoès à huppe jaune (Philippines cockatoo), l’éperonnier à queue bronzée (Palawan peacock pheasant, entre le faisant et le paon), le pigeon impérial de Mindoro, le calao à tête rouge (Sulu hornbill) ou le calao de Sulu, suivent les traces du dicée quadricolore (Cebu flowerpecker) qui est maintenant considéré comme éteint.

Le lémure volant


Une des plus étranges créatures sur terre vit aux Philippines. Elle n’a pas d’ailes mais est capable de planer sur plus de 100 mètres d’un seul trait. Comme la majorité des lémures d’Asie, le lémure volant des philippines est plutôt un animal nocturne, sa tête ressemble à celle d’un chien tandis que son corps présente des similitudes avec l’écureuil volant du Canada.

A Mindanao, dont il est originaire, les gens l’appellent ‘’Kagwang’’, dans le reste du monde il est plus connu sous le nom de lémure volant. Les zoologistes vous diront, qu’il ne vole pas et que ce n’est pas un lémure, que le mammifère nocturne aux gros yeux nommé lémure ne se trouve que dans l’île de Madagascar et aux Comores. La vérité est que le Kagwang ou cynocephalus volant est l’une des deux seules espèces qui appartienne à l’ordre primitif des Dermoptera. La seconde espèce étant le cynoephalus variegatus ou lémure volant de Malaisie.

Le poids moyen d’un Kagwang varie de 1 à 1,7 kilogramme, sa taille de 35 à 42 centimètres, il a une large tête, de petites oreilles et de grands yeux. Une membrane très développée relie sa queue à ses pattes avant, ce qui forme comme une voile permettant au Kagwang de planer sur une distance de 100 mètres ou plus, souvent pour échapper aux prédateurs comme l’aigle des Philippines.

La continuelle déforestation de la forêt tropicale menace la population restante des Kagwang qui était autrefois abondante dans les jungles de Basilan, Leyte, Samar, Bohol et Mindanao.

Actuellement, le nombre exact de Kagwang reste à déterminer.

Il est déclaré espèce en danger et son exploitation commerciale est interdite.

Chauve-souris


56 espèces de chauve souris sont répertoriées aux Philippines qui abritent aussi la plus grande et la plus petites des mille espèces de chauves souris connues de par le monde.

La plus petite au monde est la Philippine bamboo bat, la chauve-souris du bambou des philippines (désolé, mais je n’ai pas trouvé une meilleure traduction, mais je vous donne le nom de famille scientifique), qui appartient à la famille des vespertilionid. Ce petit animal mesure environ quatre centimètres de long et a une envergure de 15 centimètres, son poids est de l’ordre de 1,5 grammes.

La forêt vierge que l’on trouve à Subic-Bay et dans la région de Bataan abrite les plus grandes chauves-souris connues dans le monde ; la giant flyng fox (Acerodon Jubatus), renard géant volant et la golden crown flying fox (Pteropus vampyrus), faites votre traduction. Ces dernières années, ces deux espèces, qui ne mangent que des fruits se sont rassemblées sur les 10.000 hectares de forêt vierge protégée de Subic-Bay. Ce parc National héberge la plus grande concentration de chauves-souris au monde.

Une giant flying fox pèse jusqu’à 1,1 kilogrammes, plus lourde qu’une golden crown flying fox.

Par contre, c’est la golden crown qui a la plus grande envergure, la plus grande de toutes les chauves souris connues à ce jour et qui atteind 1,80 mètre. La giant flying fox et la golden crown ne sont que deux des 15 espèces fructivores répertoriées dans l’archipel.

Dans d’autres régions de l’archipel, plusieurs espèces sont maintenant considérées éteintes.

L’on peut citer la bare-backed fruit bat (Dobsonia chapmani), qui a disparu des forêts de Negros et Cebu en 1964 et la Panay fruit bat (Acerodon Lucifer) vue pour la dernière fois en 1892.


Egalement en voie d’extinction, la Philippine tube-nosed bat, celle avec le nez en forme de tube, (Nyctimene de la région de Negros) qui aura totalement disparu en 2015 si rien n’est fait d’ici la pour la protéger.

Ce phénomène de la disparition d’espèces de chauves souris qui se nourrissent de fruits n’est pas exclusif aux Philippines. J’ai pu constater le même phénomène en Afrique où les populations locales se nourrissent de ces animaux. Car la chauve souris qui se nourrit de fruits est non seulement comestible, mais parait-il savoureuse, contrairement à celle qui se nourrit d’insectes et qui est, toujours parait-il, car je n’en ai goûté aucune, absolument infecte.

Pas superstitieuses ces populations qui mangent ces espèces qui se nourrissent de fruits, car n’oublions pas, ce sont ces chauves-souris qui sont à la base des mythes et des légendes de vampires, peut-être après avoir mangé des fruits ou baies rouges !

Les derniers restes de l’ère des Dinosaures

Certains scientifiques appellent les tortues de mer ‘’les seuls restes vivants de la période des dinosaures’’, mais peut-être pas pour longtemps. Si rien n’est fait rapidement, les tortues de mer pourraient bien suivre les dinosaures dans la voie de l’extinction.

Les tortues de mer, plus connues sous le nom de pawikan aux Philippines appartiennent au sous ordre des Cryptodira et aux familles des Dermochelyidae et Cheloniidae.

Il y a plus de 220 espèces de tortues dans le monde, mais seulement sept d’entres elles sont considérées comme marines. Cinq de ces espèces sont présentes dans les eaux Philippines.

Une tortue marine typique de l’archipel pèse entre 180 et 210 kilogrammes ; contrairement aux tortues terrestres, elle ne peut rétracter sa tête et ses pattes avant sous sa carapace.


L’espèce la plus commune dans le pays est la tortue de mer verte, qui peut atteindre 1,5 mètre de long et peser jusqu’à 185 kilogrammes. La plus grande espèce, de par la taille, est la leatherback (dos de cuir) tortue qui peut grandir jusqu’à plus de deux mètres.

Le Palawan Bearcat

(C’est une espèce à lui tout seul, de la famille des Viverridae. Civette).

Ce n’est pas un ours et ce n’est pas un chat, ce n’est pas non plus un mélange des deux.

Le Palawan bearcat, localement appelé Manturon ou Binturong se trouve exclusivement sur l’île de Palawan où il vit dans une dense végétation, aussi bien dans la forêt primaire que dans une forêt reconstituée, parfois dans les collines et les parties basses des pentes montagneuses.

Il est arboricole et utilise sa queue préhensile pour grimper aux arbres, plus spécialement dans la haute canopée, dans le feuillage dense où il est très difficile de l’apercevoir. C’est un animal nocturne, il n’est vu rarement que grâce à ses yeux lumineux qui clignotent par courtes périodes lorsqu’ils sont exposés à la lumière des phares d’une voiture ou d’une lampe électrique.


Le Palawan bearcat est parfois, quand ils l’attrapent, mangé par les natifs ; la fourrure est utilisée pour faire des couvre-chefs, des sacs et des habits, parfois également utilisée comme accessoire de décoration. L’espèce a été gravement affectée par la déforestation, la chasse et les pièges.

Il a un corps allongé, une tête large dans sa partie postérieure, mais qui devient étroite et pointue, les oreilles sont petites et rondes, il a de petits yeux, une longue queue préhensile et des pattes relativement courtes. ll mesure de 61 à 96 centimètres plus la queue qui est de la même dimension que le corps et sont poids varie de 9 à 14 kilogrammes. Il est le plus souvent de couleur noire avec des taches marron foncé.

Le prochain post sera consacré à quelques autres espèces philippines en danger :
Le Dugong, un parent du lamantin aussi nommé vache des mers ;
Le tarsier, que les locaux appellent le plus petit singe du monde ;
Le Tamaraw qui est un buffle d’eau nain ;
Le crocodile de Mindanao :
Les, Mouse deer, Panay deer et Calamian deer ;
Nous terminerons par quelque Cacatoes.

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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