mercredi 23 décembre 2015

NOËL ... AUX PHILIPPINES !

FILIPINO … PASKO

Pasko, c’est Noël aux Philippines, la fête la plus importante de l’année et certainement celle qui dure le plus longtemps.

Si l’apothéose de cette fête qui célèbre la nativité, la naissance du Christ, est bien entendu la nuit du 24 au 25 décembre, dans ce pays a majorité de Chrétiens Romain Catholiques, Pasko a commencé trois mois auparavant.

Cela a commencé doucement, mais néanmoins, cela a bien commencé.


Un Père Noël qui défile sur l’écran de votre téléviseur plusieurs fois par jour et qui vous informe du nombre de jours restant avant Pasko : Pasko – 90, - 89 … et cela, bien entendu jusqu’au PASKO. Les chants de Noël sur les radios locales, un ou deux chants début octobre, une dizaine début novembre … cela va aller crescendo.

Les centres commerciaux et ils sont nombreux vont commencer à décorer aussi bien l’intérieur que l’extérieur. Des crèches géantes vont être installées par les municipalités, les parolas, ces lanternes typiques aux philippines, vont être accrochées un peu partout et éclairer les nuits philippines. Puis les particuliers, de plus en plus nombreux, au fur et à mesure que l’on se rapproche de la date fatidique, vont installer guirlandes électriques et parolas sur le devant de leurs maisons. Parfois de véritables œuvres d’art de lumière.

La Parola (parol ou pah-role) ou étoile lanterne, faite d’une armature de bambou, est le symbole de Noël aux Philippines. Elle représente la lumière à suivre, l’étoile de Bethlehem et est exclusive aux Pays. Le Philippin adore décorer sa maison, non seulement avec des parolas, mais également avec toutes sortes de décors de Noël.

Les Philippines sont connues pour être une terre de fête et durant la longue période de Noël cela est spécialement vrai. Les philippins sont fiers de proclamer que leur célébration de Noël est la plus longue et la plus joyeuse au monde.


A partir du début du mois de décembre, les gens vont vous saluer par un joyeux : ‘’Merry Chrismas !’’, du 26 décembre à début janvier cela sera ‘’Happy New Year’’ et jusqu’au 6 janvier, date de la Fiesta du ‘’Santo Niño de Ternate’’, cela sera ‘’Happy Fieta’’. Il y a toujours quelque chose à fêter au pays des 7.107 îles.

Officiellement pour ce qui est de la partie religieuse, la célébration de la naissance du Christ, tout commence le 16 décembre. Il faut assister à la première des neuf messes qui sont célébrées, à l’aube ou tôt le matin. Du 16 au 24 décembre, vers trois heures du matin, les rues de Ternate se remplissent de gens qui, par groupes joyeux, mais souvent frigorifiés, se rendent emmitouflés à l’église.

Trois heures trente, du matin, les cloches de l’église se mettent à sonner, invitant les fidèles à rejoindre le lieu de culte. De cinq à sept heures le prête va célébrer la messe, un long sermon, en Filipino, mais j’ai connu des prêtres qui sermonnaient en anglais … pour que je puisse comprendre ? Sortie de l’église, un petit encas pour certains, la boulangerie fait des affaires, le lugao et les eateries (sorte de petits restaurants locaux) aussi.

L’occasion également de tester le ‘’bibingka’’ gâteaux de riz avec œufs, brûlés sur le dessus et dessous, le putò bumbòng, une autre sorte de gâteau, de boire un salabàt (thé au gingembre) ou un tsokolàte brûlant (chocolat épais). Et tout ce beau monde, par petits groupes, va rentrer à la maison … pour se mettre au chaud sous les draps. Car, même si nous nous trouvons sous les tropiques, la température peut descendre aux alentours de 20º C au petit matin et … il fait froid.

Pour ceux qui ne pourraient pas assister aux neuf messes (la novena), le Filipino, toujours très pratique, a trouvé une solution. Il y a possibilité d’assister à une seule messe, spéciale, qui va remplacer les neuf messes. Fallait y penser !

Faire un vœu. La croyance populaire veut que celui qui assiste régulièrement aux neuf messes consécutives verra son vœu se réaliser dans l’année qui vient.


Si la célébration formelle de Noël commence le 16 décembre au matin par la première des neuf messes, la ‘’Misa de Gallo’’ en espagnol, Simbang Gabi en filipino, elle se poursuit ‘’non-stop’’ jusqu’au premier samedi de janvier, la fête des Rois (Feast of the Three Kings), la fin officielle des festivités.

Oui, fin officielle des festivités … mais pas à Ternate. La fête de la ville, la fête du Santo-Niño de Ternate est célébrée le 6 janvier. Le 16 janvier est, pour la partie Tagalog des Philippines, la fête officielle du Santo-Niño … rebelote pour la ‘’Fiesta’’.


Dans les jours, voir les semaines qui précèdent Noël, en soirée ou début de nuit, des enfants par petits groupes, vont passer de maison en maison pour la caroline.

Quelques chants, plus ou moins bien interprétés qui vont leur permettre de récolter quelques pesos. A l’école (idem dans les universités), des fêtes sont organisées. Un repas pris ensemble et offert par les plus aisés va resserrer les liens au sein de la classe. Après l’école, des exercices de danse et de chant … il va y avoir de nombreuses parades. Des défilés avec bandas (orchestres locaux) ou avec une sono mobile … encore beaucoup de bruit en perspective.

Le dernier jour de classe, avant les vacances de la Noëlle, les enfants vont échanger de petits cadeaux ; valeur des cadeaux entre 50 et 100 pesos. C’est un échange direct entre deux écoliers, pas de tirage au sort comme cela existe le jour de Noël. Car l’échanges de cadeaux se pratique beaucoup durant cette saison.

Pas de galette des rois pour l’Epiphanie, ce n’est pas dans la tradition philippine.
Il n’empêche, durant un bon mois, l’activité du pays a tendance à marcher au ralenti.

Noël est quelque chose de très important pour le Philippin, c’est le temps de la famille, le temps des échanges et des dons et c’est aussi une période ou l’on mange des produits exclusifs, ou l’on s’amuse et pendant laquelle l’on entretient des relations privilégiées avec ses amis. Mais Noël reste avant tout une fête de famille, au sens large de la famille, la famille philippine, la famille très étendue.


Il n’y a pas d’hiver aux Philippines, pas de neige. Il y a quelques pins, mais la tradition du sapin de Noël n’est pas aussi marquée que dans d’autres pays, principalement ceux d’occident. Santa Claus, visible un peu partout, sous forme d’images et de figurines, n’a pas l’importance qu’il revêt dans nos pays. Les enfants connaissent le Père Noël, mais savent que les cadeaux sont achetés par les parents.

Mais, même sans neige ou sapin, il n’y a pas de doute … c’est Noël aux Philippines.



La nuit de Noël.

Le 24, après la neuvième et dernière messe du matin, les femmes qui ont passé une grande partie de la nuit à cuisiner se reposent.

Les hommes discutent, les enfants jouent et tournent autour des cadeauxs qui chez nous sont au pied d’un sapin artificiel.

D’autres membres de la famille arrivent tout au long de la journée, les femmes avec les femmes, les hommes entre eux, peut-être quelques liqueurs avec des snacks, le karaoké, l’indispensable ‘’Karaoké’’ devenu partie intégrante des fêtes et des deuils philippins … il y a à manger, à manger et à boire pour tout le monde, mais interdit de toucher au dîner de la Noche Buena, le dîner que nous apprécieront au retour de la messe de minuit, le dîner qui se trouve sur la table … en présentation uniquement, on regarde, mais pas touche.

Le ‘’Jamon de Bola’’, le ‘’Keso de Bola’’, le porc rôti, les poulets grillés, les brochettes, les Pancits, les Adobos, l’éternel riz sous différentes formes, les gâteaux locaux et occidentaux, les autres desserts locaux, les chocolats et autres sucreries, etc. sans oublier les indispensables boissons … coke, sprite, jus de fruits et les alcools : la bière San Miguel, les vins, le rhum, le gin, le whisky …

Le Jamon de Bola, est un petit jambon blanc, reconstitué la plupart du temps, qui est sucré et enrobé, non pas dans de la gélatine, mais dans du miel.
Le Keso de Bola, à l’origine était un fromage rond espagnol, c’est maintenant une sorte d’Edam.

22 : 00 H. Tout le monde à la messe de minuit, certains bien imbibés n’assisteront peut-être pas à la Buena Noche ou alors, après un petit somme. Les plus jeunes des enfants dorment déjà, ils n’ont pas résisté à la fièvre du Noël philippin.



Fin de la messe, retour à la maison et là … Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal … mangeons, buvons et remangeons.

Autorisons les plus résistants des enfants à ouvrir leurs cadeaux … cris, exclamations, joie … bonheur !

Fatigue plus alcools … les bougies s’éteignent une à une, les visiteurs s’en retournent chez eux (à pied), les invités vont se coucher, il est cinq heures bonne gens et la Buena Noche se termine.

Mais Pasko n’est pas encore complètement terminé.

Au matin du 25 décembre, dans leurs habits neufs apportés par le Père Noël, les enfants philippins se rendent chez leurs Ninong et Ninang, les parrains et marraines.

Et la tradition veut qu’ils aient beaucoup de Ninong et Ninang. Ils vont donc passer dans les maisons des parrains et marraines pour avoir un cadeau, quelques friandises, un peu d’argent, un jus de fruit, manger un peu de Pancit ou de spaghettis et s’en retourner, avant midi, chargés de cadeaux.

Ils passeront l’après-midi et les jours qui suivent à jouer entre eux avec leurs nouveaux jouets. Les adultes eux, attendent le nouvel an … l’on va pouvoir commencer à faire la ‘’guerre’’, beaucoup de bruit en perspective.



A tous un joyeux Noël ! Pasko !!!


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des montagnes qui culminent à plus de 3.000 mètres,
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Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines

mercredi 25 novembre 2015

MOTEUR DIESEL ... AUX PHILIPPINES !

Moteur diesel, vous connaissez ?

Oui, non ? Moi non, tout du moins jusqu’à ces dernières semaines je ne connaissais pas, ou si peu.
Oui, comme tout le monde j’avais quelques notions de comment cela pouvait fonctionner ; pompe d’injection, compression très forte induisant une température très importante qui conduit à l’explosion et c’était à peu près tout.


Vous allez me demander pourquoi je vous parle du moteur diesel, alors que je vis aux Philippines et que de ces moteurs l’on en trouve dans le monde entier. Tout simple, surtout si vous suivez un peu mes blogs et que vous avez lu mon billet  « Sea Test… pour la Bangka araignée ». ICI

En effet la Bangka dont je viens de faire l’acquisition est équipée d’un moteur monocylindre diesel, la copie conforme chinoise d’un Yanmar L 60. N’y connaissant rien, comme je vous l’ai déjà dit, j’ai fait appel à un connaisseur, le « spécialiste » en la personne du ‘’Kaiser’’, un ami allemand qui vit non loin de là.
Oui mais le ‘’Kaiser’’ s’est contenté le jour du test de s’asseoir, la main gauche cramponnant un des mâts, la droite comme vissée à son parapluie lui servant d’ombrelle. La chochotte n’aime pas les rayons ardents de l’astre du jour. Au bruit, Monsieur marchait au bruit et après s’être fait promener et bercé durant une heure et demie il m’a déclaré : « Il a l’air de fonctionner correctement ». Il faut dire à sa décharge que la mer ce n’est pas vraiment son truc et que le soleil il n’aime pas ; il souhaite rester blanc pour ces dames, voire pour ses Dames.

Quant à savoir comment il faut démarrer ce moteur, il n’en avait aucune idée ; il était loin de l’action et n’a jamais regardé comment opérait le patron de la barque. Pour ma part j’ai bien noté comment le patron enroulait la corde autour du lanceur et hop, d’un mouvement ample, mais néanmoins sec et puissant, tirait sur ladite corde.


Pour moi aucune différence entre le démarrage de ce moteur diesel et celui des Briggs & Stratton ou Robin que j’ai eu par le passé. Et Dieu sait si j’ai tiré sur la ficelle !

Dans les jours qui ont suivi le test, le Kaiser est revenu avec quelques informations glanées sur le net.
Il y aurait une manette de décompression afin d’aider au démarrage et il faut mettre le ‘’Governor’’ en position start. Oui, très bien, mais où se trouve la manette de décompression ? Il n’y en a pas sur mon engin ! Enfin il n’y en a plus. Et le ‘’Governor’’ en position strart, comment deviner il n’y a plus aucune indication ?

Pour ce qui est de la manette de décompression nous faisons un tour à Manille avec l’ami Ben. J’ai une petite idée de l’endroit où il doit être possible de trouver un cache-culbuteur, cache-culbuteur sur lequel se trouve cette fameuse manette. Donc direction Quiapo, l’endroit où l’on trouve tout ou presque, un samedi en début d’après-midi. Mon intuition, confirmée par le Kaiser, était bonne et c’est dans Evengelista Street que je vais trouver mon bonheur après des heures de recherches infructueuses.

Retour à Ternate et le lendemain, démontage de l’ancien cache, mise en place du nouveau après la confection d’un joint silicone. Après plusieurs (nombreux) essais de mise en route restés infructueux,  je me dis qu’il doit bien y avoir dans les environs quelqu’un qui sait comment démarrer un moteur diesel. Au bruit des barques qui passent sur la rivière, je sais qu’il y a ici d’autres moteurs diesel. Je me renseigne et plusieurs personnes vont monter à bord, toutes des spécialistes, à les entendre tout du moins. En fait des spécialistes de tout et de rien.


Et c’est en partie là où je souhaitais en venir : ‘’la grande majorité des Philippins sont des spécialistes, sans véritable spécialisation’’. De plus comme le Philippin est extrêmement serviable, il veut et va à tout prix chercher à vous aider. Très souvent pour rien, car quand il faut un véritable spécialiste, il faut un véritable spécialiste, pas un bricolo. C’est très souvent le cas quand par exemple vous avez besoin d’un plombier, d’un électricien, d’un menuisier, voire d’un électronicien. Le Philippin n’osera jamais vous dire : « No, sorry, je ne connais pas », cela aurait tendance à le dévaluer, à le rabaisser, à ses yeux tout du moins.

Donc quatre ou cinq personnes, toutes des spécialistes, se sont essayées à démarrer ce moteur qui refuse toujours de prendre vie. Avons distribué quelques pesos et offert quelques shoots, il ne faut jamais décourager les bonnes volontés, mais rien n’y a fait.

Je me dis qu’il est peut-être temps de partir à la recherche d’un véritable spécialiste.

Depuis plusieurs jours j’ai remarqué, ancrées non loin de là, plusieurs Bangka similaires à la mienne. Il faut dire que ce type de barque n’est pas  commun à Ternate, ce sont des barques de style ‘’Visaya’’. La mienne vient de Masbate, une île qui se situe à environ quatre cents cinquante kilomètres au sud de la Baie de Manille. Un voyage de plus de cinq cents kilomètres qu’elle a été effectué diurne en un peu moins de trois jours.


Quelque trois cents mètres en longeant la digue et j’arrive à un endroit où se trouvent une quinzaine de barques locales, ainsi que deux Bangka Visaya qui, trop grandes pour être mises au sec sur un ponton de bambous (Barahan), se trouvent ancrées à quelques encablures. À un gars qui se trouve sur la digue je demande si les deux ‘’Bangka Visayan’’ sont équipées de moteurs diesels. Il interpelle un des équipages qui se trouve à bord de l’une d’elles, transmet ma demande et il lui est répondu par l’affirmative. 

Je précise que l’échange entre le gars rencontré et l’équipage se fait en Visaya et de plus en un certain Visaya. Ce qui est un peu normal, dans la mesure où de nombreux habitants de cette partie de Ternate sont des immigrés en provenance des îles du Sud. De ce fait les nouveaux arrivés se sont automatiquement rapprochés de leur communauté, de ceux qui parlent le même langage qu’eux.  Je ne comprends pas tout, en fait presque rien.

J’explique à mon gars que je viens d’acheter une Bangka comme celle de l’équipage interpellé, que cette Bangka se trouve ancrée à trois cents mètres en amont et que je suis incapable de démarrer le moteur diesel. De ce fait je recherche un ‘’Spécialiste’’ qui pourrait m’aider à faire démarrer ce P…. de moteur. Argument massue, j’ajoute qu’il y a trois cents pesos à la clé pour qui fera démarrer ce moteur. L’argument massue n’a pas frappé, l’équipage répond qu’il n’est pas qualifié.

Non loin de là se trouvent un père et son fils occupés à ranger des filets de pêche dans leur barque.
Ils ont suivi la conversation entre l’homme de la digue et l’équipage de la Bangka et me font savoir qu’ils connaissent quelqu’un qui devrait pouvoir m’aider. Nous faisons quelques dizaines de mètres et là le père appelle quelqu’un qui doit se trouver dans une des maisons sur pilotis accolées à la digue. Surprise, qui vois-je descendre d’une échelle de bambou, Boy, Boy G., un personnage local et sympa que je connais de longue date.


Il s’est occupé, il y a déjà pas mal d’années, de réparer une de mes ‘’Bangka’’ qui présentait quelques fuites au niveau de la coque.

Après quelques brèves explications il s’avère que Boy n’est pas compétent, mais il connaît le spécialiste qui pourra me dépanner. Ce spécialiste du nom de Barry, Larry, ou Dary, vit du côté de River Side.

C’est le père pêcheur, toujours accompagné de son fils, qui va me montrer le chemin et je le suis. Père et fils sont pieds nus, mais vont néanmoins me mener dans un nouveau quartier de Sapang, là où devrait demeurer Barry, Larry  ou Dary. Nous effectuons quatre à cinq-cents mètres dans des ruelles tortueuses, un quartier où je n’ai encore jamais mis le pied. Étonnant comme ce quartier s’est transformé durant ces dernières années, passant de rizière inondées à zone de squatters. 

Une rue principale cimentée et de nombreux chemins de traverse qui s’enfoncent en direction de la rivière. Pas la rivière principale, pas celle où se trouve ma barque, juste un de ses affluents que l’on nomme « Gapan River », en fait plus un ruisseau qu’une rivière, mais qui peut rapidement se transformer en un torrent furieux lors de fortes pluies ou du passage d’un typhon.

Un appentis sous lequel cuisines trois femmes, une grand-mère installée dans un fauteuil et des gamins, de nombreux gamins qui jouent dans la ruelle. Oui, l’homme que nous cherchons demeure bien ici, mais il est parti livrer une bangka du côté de Nasugbu et ne devrait pas être de retour avant quinze heures. Comme il est dix heures trente je décide que je repasserai vers seize heures. Après m’avoir proposé de m’asseoir, la grand-mère, qui parle à peu près anglais, me fait savoir qu’en fait Garry, Larry ou Dary, n’est pas parti pour Nasugbu, mais pour Papaya. Un barangay que je connais et qui en fait se situe à une quarantaine de kilomètres par la mer, entre Ternate et la ville de Nasugbu.


Alors que nous nous apprêtons à faire demi-tour, je vois mon pêcheur, toujours accompagné de son fils, se rendre dans une maison voisine. Je les suis, mais en restant à l’extérieur, ces habitations faites de parpaings bruts et couvertes de tôles ondulées sont de véritables fours, de quoi y cuire un ‘’Foreigner’’ en quelques minutes.

Et l’on me propose à nouveau une chaise pour m’asseoir, ce que je refuse gentiment en faisant savoir que je ne suis ni ‘’pagod’’ ni impotent. Autour de moi, des balances de Bangka, une ébauche de coque, des mâts sculptés, nous sommes sans aucun doute dans le sanctuaire des artistes fabricants et réparateurs de barques.

Mon pêcheur me présente un gars d’une quarantaine d’années, pas toujours facile de leur donner un âge, qui devrait pouvoir résoudre mon problème du moteur diesel qui refuse de démarrer.
Une cinquantaine de pesos pour le pêcheur et son fils, il faut toujours encourager les bonnes volontés et me voilà parti avec un nouvel accompagnateur en direction de l’endroit où se trouve ma barque. Lui aussi est avec son fils, ou ce que je pense être son fils, un gamin d’une quinzaine d’années.

Ils montent à bord, rapide inspection de l’engin et diagnostic : «I l n’y a pas de compression ».
Contrôle de l’huile… il en manque ! Donc je me rends à la plus proche station d’essence afin d’acheter un litre d’huile ‘’Spéciale diesel’’. À mon retour le cache-culbuteur et démonté, celui que nous avions juste installé avec Ben la veille. Où ont-ils récupéré les outils nécessaires ?


Le ‘’Spécialiste’’ fait tourner le moteur à la main, à la recherche de la compression.
Ma pâte servant à faire les joints ayant ‘’disparu’’ de mon sac, je me rends au plus proche ‘’Hardware’’ afin d’y faire l’achat d’une pâte silicone ‘’Gaskett Maker’’. La compression semble maintenant être là et mon spécialiste lance le moteur qui démarre au quart de tour. Oui, mais sans le cache-culbuteurs et nous sommes arrosés de gouttelettes d’huile servant à la lubrification. Bonjour ma chemise hawaïenne.

Le problème semble venir du système de décompression et le nouveau cache-culbuteur ne semble pas être exactement à la bonne dimension. Remise en place de l’ancien cache-culbuteur après fabrication d’un joint et adjonction de pièces provenant du nouveau cache. Et cela fonctionne parfaitement, six fois de suite mon ‘’Spécialiste’’ fera démarrer le moteur au premier coup de lanceur.

Le lendemain je pourrais enfin savourer une première petite balade en mer.
Mais ceci est une autre histoire, peut-être dans un autre billet.

Donc, pour ceux qui vivent au pays des 7.107 îles, pour ceux qui songent à nous rejoindre sur l’archipel, lorsque vous faites appel à un ‘’Spécialiste’’, assurez- vous bien qu’il s’agit vraiment d’un ‘’Spécialiste’’.
Le Philippin est extrêmement gentil et serviable, il cherchera par tous les moyens à vous faire plaisir, à prouver qu’il s’intéresse à vous et à vos petits problèmes, mais si vous avez besoin réellement d’un professionnel… ceci peut-être une autre histoire.


Ne pas pouvoir vous venir en aide est pour un Philippin comme perdre la face, aussi bien pour lui que pour les autres Philippins. Donc la plus grande méfiance est de rigueur, tout en restant reconnaissant à la volonté qu’ils ont de nous aider, soyons et demeurons vigilants.

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la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

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dimanche 8 novembre 2015

MATINÉE DE NOVEMBRE ... AUX PHILIPPINES !

Ce matin de début novembre, en passant sur le pont, alors que je viens vérifier l’état de la marée, mon regard est attiré par des choses noires qui défilent au fil du courant. Les eaux, certainement du fait de pluies d’orages dans les montagnes, sont boueuses et la visibilité y est très limitée.


Mais oui, à bien regarder, il s’agit de méduses, de ces méduses à la tête de champignon et qui ne présentent pas de filaments, seulement quelques pieds ou de ce que je me permets d’appeler pieds. Un tiers de la bestiole se compose de la tête, en forme de champignon, un léger resserrement et les pieds, les pieds gonflés et comme velus.

Dimensions de la bestiole quinze à vingt-cinq centimètres, diamètre entre dix et quinze centimètres. Noire, la bestiole est totalement noire, mais je n’ai trouvé aucune photo sur Google. 

Mais, il est possible de trouver celle qui pourrait être considérée comme sa sœur jumelle, la méduse « Cnidaria Cœlenterata », la différence étant la couleur. La Cnidaria Cœlenterata est orange, brun roux, alors que notre méduse est totalement noire.

Néanmoins, d’après mon Kompadre Digus, pêcheur ‘’émérite’’ de pusit (calmar) et qui donc plonge régulièrement dans les eaux infestées de ces bestioles, notre méduse noire, bien que ne possédant pas de longs filaments est  particulièrement irritante, dangereuse même selon ses dires de spécialiste.


Mais il a une technique, une technique locale largement employée par les plongeurs du cru : le Ginebra, le Gin, l’alcool local à base de cane à sucre, très prisé des Philippins. Un peu comparable à l’absinthe de nos anciens, l’alcool qui rend fou. Ayant expérimenté par deux fois la chose… je ne me souviens absolument de rien.

Mais d’après ma très chère, dans le sens de dispendieuse, le résultat n’était pas triste. Heureusement pour moi, pour ma réputation tout du moins, les webcams et autres enregistrements vidéo, n’étaient pas encore disponibles, à Ternate tout du moins.

Donc, comme le conseille mon ami Digus, la moitié d’une bouteille de trente-cinq centilitres sur les parties touchées pas la méduse et le reste dans l’estomac. Je ne sais qu’elle est la moitié de la bouteille qui fait le plus d’effet, toujours est-il que la majorité des pêcheurs locaux agissent ainsi. Et après l’on s’étonne qu’il y ait des accidents de plongées.

Un petit rappel au sujet de ma technique afin de limiter les dégâts des attaques de méduses.
Vinaigre sur les endroits touchés, je précise que cela n’a aucune influence sur le venin injecté, mais que cela annihile les effets des poches non encore éclatées. Emplâtre de sable mouillé, ou mieux emplâtre avec une crème à raser ou similaire et raclage avec une carte de crédit, voire avec un couteau ou tout autre ustensile tranchant.


Dix heures sonnant à la pendule… ?
Il n’y a pas de pendules qui sonnent aux Philippines et vous remarquerez que la majorité des personnes ne possèdent pas de montres. Mais avec leurs téléphones portables ils ont la possibilité de savoir quelle heure il est. Ce qui pour nombre d’entre eux ne veut rien dire, la position du soleil et le fait qu’il fasse jour ou nuit leur suffit amplement.

Donc il est dix heures et je récupère l’ami Ben qui se prélasse dans sa petite maison au bord de la rivière.
Un peu de marche à pied, rassurez-vous peu de marche, tout juste deux ou trois cents mètres et nous sommes au terminus des tricycles. Nous partons pour Naïc et contrairement à nos habitudes, ne prenons pas un bus, mais un tricycle. « Special Trip » disons-nous au ‘’driver’’, ce qui veut dire que nous allons payer le voyage comme si nous étions trois passagers. Cela nous évite l’attente d’un troisième passager, ce qui parfois peut-être long.

Je demande à ce que nous passions par la route du bord de mer, celle qui passe par le Barangay San Juan et Labac.  C’est une petite route qui longe la mer, sans que nous ne puissions jamais apercevoir cette dernière, mais surtout c’est une route peu fréquentée. Nous allons ainsi éviter la pollution provoquée par les nombreux bus, camions et autres véhicules qui emprunte la ‘’High-Way’’.

Il fait déjà chaud, le petit garçon, ‘’El Niño’’, fait ressentir sa présence ; mais le vent relatif, dans ce moyen de transport ouvert à tout vent, nous donne une petite sensation de fraicheur.


Dix kilomètres séparent Naïc de Ternate, distance que nous parcourrons en une vingtaine de minutes, ceci avec un chauffeur qui n’a certainement jamais entendu parler des 24 heures du Mans. Ma confiance en sa conduite est des plus limitées. Enfin, après bien des hésitations nous arrivons au marché central de Naïc, notre destination finale, en tricycle tout du moins.

Je suis à la recherche d’une batterie pour mon appareil photo… mais pas de batterie pour mon Samsung.
Pour les non-connaisseurs, sachez que tout ce qui est copies, DVD, téléphones portables, lunettes diverses, petits matériels électroniques, radios, chaînes hifi, etc. tout ce petit commerce, plus ou moins de contrebande, est entre les mains de la communauté musulmane locale.

Pas de batterie… nous passons dans la seconde partie du marché couvert, là où l’on trouve vêtements, chaussures, ustensiles de cuisine, tissus, accessoires de rangement, tables et chaises pliantes, etc. Ce que l’on nomme ici le ‘’Dry Market’’. Je suis à la recherche d’une boîte plastique pour le rangement d’une partie de mon matériel de pêche. Trouvé ! Grâce à une vendeuse partie me chercher la chose… je ne sais où.

C’est le système qui prévaut aux Philippines.
Vous recherchez quelque chose que la ou les vendeuses n’ont pas dans leur magasin… qu’à cela ne tienne, elle ou elles vont aller trouver la chose dans une autre échoppe et l’on vous proposera une chaise afin que vous puissiez vous reposer durant l’attente qui, parfois, peut durer longtemps.


L’ami Ben lui profite de l’attente pour faire l’achat d’un petit réchaud gaz, d’une poêle à frire et d’une casserole.

Le tout est emballé, ficelé comme il faut et comme il fait chaud, de plus en plus chaud, nous partons, à pied, en direction du 7/Eleven le plus proche, distant tout de même d’au moins cinq cents mètres. La fraîcheur du lieu nous surprend, comme à chaque fois que nous rentrons dans un 7/Eleven. Une température sibérienne y règne et c’est un excellent moyen d’attraper un bon rhume.

Deux bières San Mig light sorties du réfrigérateur, direction la caisse, nous payons et nous partons avec nos bières emballées et surtout cachées dans un sac de papier du genre Kraft. Il est interdit de boire de l’alcool à l’intérieur du magasin et il en est de même dans les rues et autres endroits publics.

Qu’à cela ne tienne, il y a, à la sortie du 7/Eleven, un terminal de tricycles et une sorte d’abri de bambou.
Pas véritablement un ‘’Kobo’’, mais un de ses lointains cousins. Un banc, fait de lattes de bambou nous tend ses bras ( ?), si je puis m’exprimer ainsi, alors que je vous fais remarquer que je n’ai encore rien bu et nous y posons nos postérieurs.

Oh que la bière est fraîche et délicieuse à l’ombre du ‘’nipa’’ (sorte de palmier dont on fait les toitures).


Je remarque qu’un des tricycles qui se trouvent en attente porte une plaque d’immatriculation décorative avec l’indication de France et Paris. Son conducteur nous approche et la sempiternelle question arrive immédiatement : «  where do you comme from ?», en fait il veut connaître notre nationalité.

Lorsque nous lui faisons savoir que nous sommes français, il jubile et nous désigne la plaque d’immatriculation de son tricycle en répétant plusieurs fois, France… Paris… et il ajoute quelque chose que nous traduirons, plus tard, par le Havre. À la lueur de ses explications, difficilement compréhensibles car sont anglais est limité, nous comprenons qu’il s’agit d’un ancien marin et qu’il a fait escale au Havre.

Puis, alors que notre conducteur s’éloigne, clients obligent, c’est une femme âgée aux cheveux grisonnants qui nous approche. En rigolant elle nous propose de jouer à son loto illégal. Elle tient à la main une grille avec les numéros qui sont sortis lors des derniers tirages.

La règle du jeu : vous choisissez deux numéros, d’un à quarante-neuf, elle les inscrit sur un morceau de papier le signe, vous donne le papier et copie vos deux numéros sur la liste des paris. Vous payez dix pesos et demain elle passera à nouveau, vous donnera les numéros qui sont sortis et si vous êtes chanceux, elle vous remettra trois mille pesos. Mais il faut vraiment être chanceux.


Alors que nos bouteilles sont vides, mais que nous nous trouvons toujours au bord de la syncope du fait d’une déshydratation avancée, l’ami Ben, toujours pratique, part au ravitaillement.

La dame âgée commence alors, dans un anglais compréhensible parfois mêlé de quelques mots de Tagalog, à nous raconter une partie de son histoire. Elle a vécu avec un Italien durant de longues années, mais cet Italien se trouve désormais dans une maison de retraite au Danemark, pays où il a travaillé toute sa vie. Elle n’a plus de nouvelles de lui et les rares fois où elle a eu la possibilité de téléphoner à la maison de retraite, il lui a été répondu qu’il dormait et qu’il était trop fatigué pour que l’on puisse le réveiller.

Ils ont eu deux enfants ensemble, deux garçons âgés aujourd’hui de vingt six et vingt huit ans.  

Elle est désormais seule et doit travailler pour manger, plus aucun argent ne lui parvient de l’étranger et comme elle n’était pas officiellement mariée, elle ne pourra prétendre à une pension de celui qui n’était que son compagnon. Mais notre dame âgée n’est pas triste, elle serait plutôt nostalgique à se remémorer cette période de sa vie durant laquelle elle vivait avec son compagnon et ses enfants.


Elle me demande si j’ai rencontré son homme, un Italien qui passait de longues heures sur la place principale de Naîc, là-bas près de l’église. Elle semble quelque peu déçue de ma réponse négative… mais un Italien, qui avait soixante et onze ans en 2011 et qui se trouvait assis sur un banc de la place de Naïc, près de l’église… cela ne me dit rien. Il faut dire que la place de Naïc n’est pas spécialement mon lieu de villégiature préféré.

Les Philippins adorent parler avec des étrangers, spécialement des ‘’Kanos’’.

Elle nous quitte en souriant, nous terminons nos bières et, toujours à pied, nous dirigeons vers le MacDo local.

Nous n’aurons que le temps d’avaler un mini-hamburger chacun, mon Dragon m’appelle sur le portable pour me faire savoir que Precious, notre fille cadette, est malade. Retour un peu précipité à Ternate en bus.
Rien de grave, certainement une petite gastro.

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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