jeudi 2 novembre 2017

ANCIENNES PRATIQUES SEXUELLES ... AUX PHILIPPINES !

Dans un post plus ancien je vous ai parlé des premiers habitants des îles philippines connus à ce jour.

Tout d’abord, l’homme de Tabon, un homme préhistorique qui vivait dans des cavernes sur l’île de Palawan il y a 47.000 ans, puis l’homme de Callao, qui lui vivait dans la province de Cagayan au nord de Luzon, il y a de cela environ 67.000 ans.



Ne vous inquiétez pas pour eux, quand on dit homme au singulier, il ne devait pas être seul, de plus il y avait certainement des femmes.  Mais certainement pas de SanMig, alors peut-être pouvons-nous compatir à son sort. Pensée émue pour l’homme de Tabon, qui, petite précision, était un homo-sapiens.

En ce qui concerne l’homme de Tabon, découvert en 1962, l’on sait qu’il connaissait le feu et qu’il pratiquait des rites funéraires. Pour l’homme de Callao, découvert récemment, l’on en a retrouvé qu’un tout petit os, un métatarse. Donc pour vous dire ce qu’il faisait exactement, les informations sont à venir. Mise à part sa datation, même sous la torture, le petit os n’a pas encore parlé.

Pour faire une comparaison, les habitants et artistes des grottes de Lascaux vivaient il y a environ 17.300 ans.

Ce que je souhaite vous raconter dans ce post c’est ce qu’ont trouvé les Espagnols quand ils sont arrivés sur les îles au 16ème siècle, plus particulièrement sur la région des Visayas. Je vous remets en mémoire  que l’arrivée de Magellan à Cebu se situe en avril 1521.


Pour cela je vais m’appuyer sur quelques sources contemporaines de cette époque, car étonnement elles existent.

Tout d’abord, le récit très détaillé d’Antonio Pigafetta, un Italien, le chroniqueur attitré de l’expédition de Magellan. Sauf en ce qui concerne les paysages, car la description des paysages par l’écrit n’arrivera qu’avec Jean-Jacques Rousseau (Sentiment, Julie ou la nouvelle Héloïse), il a parfaitement décrit, avec ses yeux d’homme européen du 16ème siècle, la société philippine des Visayas de ce temps.
   
Puis les récits de Miguel de Loarca datés de 1582 ; les traités sur les lois, les coutumes et pratiques religieuses de Juan Plasencia (1589) ; les ‘’relations’’ de Pedro Chirino (1604) et un chapitre du récit d’Antonio de Morga (1609) nommé ‘’Sucesos’’.

L’on peut également s’appuyer sur les récits de quatre autres personnes, témoins visuels, car membre de l’équipage de Magellan et sur une douzaine d’autres, membres des expéditions qui ont visité l’archipel entre l’arrivée de Magellan (1521) et le début de la conquête (colonisation) des îles par Miguel Lopez de Legazpi (1565).

L’expédition de Loaysa en 1526 atterrie sur la côte est de Mindanao et Alvaro Saavedra visite l’île de Sarangani trois fois en 1528.

Quatre récits, dont un de plus de cent pages, qui racontent l’expédition de Lopez de Villalobos qui passa dix-huit mois à Sarangani, Mindanao, Leyte et Samar (1542-1543), ont survécu jusqu’à nos jours.


De plus, nous trouvons des documents qui n’ont jamais été publiés.
Nous trouvons par exemple la ‘’Historia de las islas e Indios de Bisayas’’ qui, écrite par Francisco Alcina au 17ème siècle, retrace en quatre volumes ce qu’était la culture de la société Bisaya avant l’arrivée des Espagnols.

Alcina, qui était un Jésuite, je tiens à le préciser, écrit :
Dice, que en trenta años que lleva hablando la lingua visaya, aun no la domina enteramente. La considera mas completa y mejor que la latina y griega y mas ajustada y expresiva que el Castillano.

Ce qui pourrait nous donner en français, ‘’il nous dit qu’en trente années de  pratique de la langue Visaya, il ne l’a jamais entièrement dominée. Il la considère meilleure que le latin et le grec et plus juste et expressive que le Castillan’’.

Il ajoute :
Señala asimismo que esta lingua tiene una special vivacidad y riqueza de expresiones relatividad relativas al sexo o a la naturaleza, por estar en permanente contacto con ella.
Ce que je traduis par :
‘’Il relève par ailleurs que cette langue a une vivacité et une richesse d’expressions en relation avec le sexe ou à la nature, du fait d’être en contact permanent avec cette dernière’’.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire ou penser, pour qui ne connait pas l’histoire de l’archipel, 


les habitants des îles n’étaient pas que des gens incultes qui vivaient en tribus et qui se faisaient des guerres incessantes. Oui, il y avait des tribus qui vivaient à l’intérieur des terres, des tribus qui avaient été peu à peu repoussées sur les hauteurs des îles par les nouveaux arrivants, des tribus qui se faisaient la guerre et qui coupaient facilement les têtes, des tribus qui mangeaient de la chair humaine, des tribus cannibales.

Oui, mais il existait également une société plus moderne, plus structurée, une société qui échangeait avec ses voisines, chinoise, japonaise, indienne, javanaise, malaise, ainsi qu’avec les contrés de la péninsule arabique. Depuis le 3ème siècle les îles commerçaient avec l’Indochine, Bornéo et Sumatra.


Tatouages

Les Espagnols appelaient les habitants des Visayas ‘’Pintados’’, du fait qu’ils étaient peints, en fait tatoués. Si ‘’batuk’’ était le mot généralement employé pour tatouage, dans certains endroits l’on employait le mot ‘’patik’’. Ce qui est également le terme utilisé pour désigner les dessins géométriques que l’on voit sur les peaux des lézards et des serpents.

Les tatouages étaient avant tout des symboles du courage masculin.

Ils ne pouvaient être appliqués qu’après qu’un homme ait montré son courage sur le champ de bataille et, comme des médailles militaires, ils s’additionnaient au fil des combats.

Tout tatouage, appliqué sur une personne qui n’avait ni tué, ni capturé un ennemi sur un champ de bataille, était considéré comme une contrefaçon et le porteur était alors grandement méprisé.

D’un autre côté, un homme tatoué considéré comme un couard était comparé à un ‘’halo’’, un gros lézard tatoué de jaune et de noir, extrêmement timide, pour ne pas dire peureux.

La guerre était considérée comme  une sorte de rite initiatique, le passage de l’enfance à l’âge adulte.

Le mot ‘’tigma’’ désignait le premier contact d’un jeune avec la guerre ou avec le sexe et ‘’tiklad’’ désignait sa première conquête, aussi bien sur le champ de bataille qu’en amour.

Etonnant ce rapprochement entre la guerre et l’amour, entre le combat et le sexe, qui chez ces peuples semblait avoir la même valeur. Le ‘’faite l’amour pas la guerre’’ de nos hippies des années 60, n’aurait certainement pas trouvé preneur dans les Visayas du 16ème siècle.

Il semblerait qu’ils faisaient indifféremment l’amour et la guerre, afin de prouver leur valeur, leur virilité. Le glaive, prolongement du sexe mâle ?

Néanmoins, les tatouages chez les hommes étaient requis afin d’obtenir l’estime des autres, aussi bien des hommes que des femmes. Se pourrait-il qu’il ait existé des périodes sans guerres et que l’on ait remplacé la joute guerrière par la joute amoureuse, ceci afin de perpétrer le rite des décorations ?  

Les travestis célibataires étaient socialement acceptés en tant que ‘’Mapuraw’’, colorés naturellement, sans aucun tatouage.   

Le tatouage par lui-même était un moment pénible à passer, tout en étant un rite initiatique.
Certains guerriers, bien que qualifiés pour le tatouage, repoussaient la date de celui-ci, jusqu’à ce que, honteux de l’image qu’ils donnaient, ils se soumettent enfin à la ‘’torture’’.

D’autres, par contre, n’hésitaient pas, par bravade, à s’infliger des blessures afin de laisser des cicatrices, principalement  sur les bras (labong).



Sans surprise, le vocabulaire Bisaya inclue le mot ‘’kulmat’’, pour indiquer celui qui se montre arborant de nouveaux tatouages et le mot ‘’hundawas’’ pour celui qui porte des tatouages sur la poitrine, ce qui indique la bravoure. Les plus valeureux  étaient ceux qui présentaient des tatouages faciaux.

Ceux qui portaient des tatouages qui démarraient juste au-dessus des sourcils faisaient partie de l’élite, de véritables spartiates. De telles physionomies étaient réellement terrifiantes qu’il n’y a aucun doute qu’elles intimidaient, si ce n’est effrayaient leurs ennemis dans les batailles, comme elles devaient effrayer leurs congénères à la maison. Les autres hommes devaient y réfléchir à deux fois avant que de challenger de tels guerriers.

L’art du tatouage était pratiqué par des spécialistes très bien formés et qui étaient bien payés pour leurs services.

L’artiste commençait par tracer les dessins sur le corps du patient avec un mélange de terre (glaise ?) et de suie, puis fait rentrer ce mélange dans la peau à l’aide d’un petit outil qui présente un petit nombre de courtes aiguilles, un peu comme les dents d’un peigne, puis frotte afin de faire pénétrer la suie dans les blessures fraiches. 

Le nom ‘’biro’’ désignait à la fois la suie et l’encre. Pendant longtemps les Espagnols se sont trompés, pensant que la raison pour laquelle le tatouage était permanent  provenait du fait que le ‘’biro’’ se mélangeait avec le sang.


Nombreux étaient ceux qui pensaient que le tatouage était en fait semblable à un marquage au fer rouge. Cette opération ne se réalisait pas en une seule fois, elle se réalisait en plusieurs fois, petit à petit. Mais même avec cette façon de procéder, le patient présentait souvent de fortes fièvres, l’infection pouvait gagner et c’était occasionnellement la mort.

‘’Baug ou binogok’’, deux mots pour indiquer la période de cicatrisation, celle durant laquelle les blessures continuent à suinter, à suppurer. Parfois, il se pouvait que l’infection fasse que les dessins devenaient brouillés, ils étaient à ce moment simplement appelés brouillés, ‘’lusak’’.

Les premiers tatouages qu’une personne recevait commençaient aux chevilles et se terminaient à la taille. Pratiquement toutes les parties du corps pouvaient être tatouées, mais moins fréquemment les abdomens. Chaque partie du corps qui pouvait recevoir un tatouage portait un nom spécifique.

‘’Albay’’ sur les épaules, ‘’dubdub sur la poitrine et jusqu’à la gorge et ‘’daya-daya (ou ‘’tagur en Panay) sur les bras.’’Bangut’’ était le nom donné aux tatouages sur le visage, ceux qui donnaient une sorte de masque effrayant à celui qui les portait, aussi nommé ‘’langi’’, mâchoire de crocodile.

‘’Hinawak’’ étaient nommés les hommes tatoués en dessous de la taille et linipong les héros tatoués de la tête aux pieds, sauf sous le cache-sexe.


De leur côté les femmes se tatouaient également, mais uniquement les mains et avec des tatouages aux traits si fins que cela ressemblait à du tricotage ou plutôt à du crochet.  

Les premières descriptions qu’ont faites les Espagnols, laisseraient à penser que les hommes des Visayas portaient de longues robes qui les couvraient du cou jusqu’aux chevilles.

Il est vrai que de tels habits existaient, souvent coupés dans de riches tissus importés du continent.

Mais il est difficile de croire qu’un code de l’habillement ait existé à l’époque préhispanique, code obligeant les hommes à cacher ces prestigieuses décorations obtenues d’une manière aussi douloureuse.

Modelage de cranes

Les mères et les sages-femmes savent très bien que les crâne des nouveau-nés sont si tendre que s’ils sont laissés constamment dans la même position, leurs têtes commencent à s’aplatir sur un côté.

De nombreuses cultures ont profité de ce savoir, afin de modeler les crânes d’une façon qui soit conforme aux canons de beauté locaux.

Dans la partie non musulmane de l’île de Sumatra, les femmes avaient l’habitude de presser les têtes des bébés de façon à produire des fronts et des nez plats. Les Mélanésiens de Sawarak voulaient que leurs enfants grandissent en présentant un visage rond et plat de lune. 

Les Minahasa des Célèbes réservaient cette pratique exclusivement aux personnes nobles.  
Les anciens Visayas faisaient de même, ils considéraient qu’un front fuyant et un nez plat étaient le summum de la beauté. Ils compressaient de ce fait le crâne de leurs enfants afin d’y arriver.


Des dizaines de squelettes ainsi déformés ont été retrouvés dans des sites où l’on enterrait les morts, que ce soit à Albay, Marinduque, Samar, Cebu, Bohol, Surigao et Davao.

Le Musée de l’Aga Khan, à Marawi dans la province de Lanao,  présente deux squelettes complets, tels qu’ils ont été découverts dans un cimetière de Butuan.

La façon de modeler les crânes chez les Visayas se faisait à l’aide d’un instrument appelé ‘’tangad’’. Une sorte de peigne fait de fines tiges, attaché au front du bébé par un bandage, que l’on reliait à un point d’ancrage situé à l’arrière de la tête. Les Bikoleños utilisaient une petite assiette ou une sorte de palette appelée ‘’sipit’’.

Les adultes avec le parfait profile étaient appelés ‘’tinangad’’, mais l’aplatissement de la partie arrière de la tête était nommée ‘’puyak’’.

Les broches du pénis et les accessoires

Les hommes des Visayas portaient une broche qui traversait leurs pénis pour une  plus grande stimulation (excitation) de leurs partenaires sexuelles.

Cette coutume surprit fortement les Espagnols, les Portugais, les Italiens, les Anglais, ainsi que tous les observateurs et scandalisa les missionnaires du clergé de tous les Ordres présents, Jésuites, Franciscains et Augustins…



D’aucun  pensait que c’était littéralement satanique. « Certainement un dispositif qu’aucun homme n’a jamais pu inventer », nous dit Jean Martinez, « il y a là la révélation du Diable, une telle inhumanité dans une si grande souffrance, la peine que les jeunes doivent subir lors du perçage ».  

La broche ou aiguille, appelée ‘’tugbuk’’, était insérée durant l’enfance.

Le tugbuk examiné par Pigafetta, il demanda à en examiner de nombreux,afin d’être certain de la chose et de dissiper son incrédibilité, traversait le canal urinaire et de ce fait avait un trou afin de faciliter le passage de l’urine.

Il s’agissait de petites barres de laiton, d’or, d’ivoire ou de plomb ou alors d’un petit tube d‘étain passé au travers de la tête de la verge et qui dépassait légèrement, mais suffisamment, aux deux extrémités. Ceci afin de recevoir toutes sortes d’ornementations qui allaient, en taille, du simple rivet, en fait deux qui servaient à maintenir l’aiguille en place, à des rosaces de la taille d’un éperon de cavalier.

Mais généralement la broche dépassait suffisamment pour y accrocher une sorte d’anneau ou une roue dentée avec des sortes de protubérances émoussées que l’on appelait ‘’sakra’’.
Donc, nous n’avons rien inventé avec nos cils de bouc et autres sextoys.

Dans le cas d’anneaux, un ou plusieurs étaient poussés, comme des bagues à un doigt, derrière la broche ; mais les anneaux du pénis possédaient des trous opposés afin de recevoir le tugbuk.  


L’un de ces spécimens, découvert à Dumangas (Iloilo) et qui se trouve dans la collection du Rajah Tupas à Capiz, possède huit protubérances noueuses pour un diamètre de cinq centimètres.

Mais certains avaient un diamètre de 7 centimètres et pouvaient peser jusqu’à 230 grammes.


Lors de l’utilisation, ces ornements, ces petits gadgets, demandaient une manipulation de la part de la dame  elle-même, afin de l’insérer et de plus il ne pouvait pas être retiré avant que l’organe du mâle soit totalement relaxé. Une condition que les Visayas, qui avaient tout prévu, nommaient ‘’kinamakawing’’, que cela s’applique à des humains ou à des chiens.

Bien qu’ils aient eu la possibilité de choisir entre une vingtaine ou une trentaine de façons pour répondre aux besoins des dames, les hommes préféraient laisser la broche en place après l’opération originale. A la fois pour éviter aux trous de se refermer, mais également pour éviter les désagréments d’avoir à la remettre.

Plusieurs informations concordantes, font état que ce sont des esclaves, non porteurs de Tugbuk et de Sakra, qui étaient chargés de déflorer les vierges.

Un autre Espagnol, nommé Martinez, nous informe qu’en plus des tugbuk et des sakra, non loin de Cebu ,des indigènes utilisaient une autre technique. Il se peut qu’il fasse référence à des implants que certains locaux glissaient sous la peau de leur verge afin de créer des protubérances.

Des observateurs étrangers, comme le chroniqueur Juan de Medina, attribuent ces pratiques à un appétit sexuel démesuré.

Et vous, qu’en pensez-vous, quelle est votre opinion à ce sujet ? 

À tous je souhaite une excellente fin de semaine.

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mercredi 1 novembre 2017

LA FIN DES JEEPNEY'S ... PHILIPPINS ?

La fin des Jeepney’s ?

La fin d’une époque, la disparition de l’iconique jeepney, symbole des routes philippines.
Il semblerait que la messe soit dite et que les jeepney’s, ces véhicules dérivés des jeeps américaines abandonnées lors de la seconde guerre mondiale, soient appelés à disparaitre totalement du paysage philippin et ce dès 2018.

Jeepney moderne

Oh, ils ont bien changé les jeepney’s qui sillonnent les routes philippines depuis plus de soixante-dix ans !

Au départ, ce véhicule destiné au transport de passagers, était construit à partir d’une Jeep américaine Willis au châssis rallongé. Mais, avec une consommation d’essence qui devait approcher les quarante litres à l’heure, les moteurs à essence ont été rapidement remplacés par des moteurs diesel d’origine japonaise.

Puis, par souci d’économie et de rentabilité ces véhicules ont été peu à peu modifiés. Le châssis a encore été rallongé, la transmission et les amortisseurs ont été remplacés… pour petit à petit arriver au véhicule que nous connaissons aujourd’hui.

Si la forme peut encore quelque part rappeler celle de son ancêtre la Jeep Willis, plus rien de cette dernière ne subsiste dans les jepneys que nous rencontrons tous les jours. La base est un châssis d’un petit camion Isuzu Elf, le moteur est un gros diesel japonais, parfois compressé et rien, absolument plus rien ne subsiste du véhicule d’origine.
Pourquoi la disparition du jeepney ? Pourquoi le jeepney est-il amené à disparaître ?

La Jeep Willis de l'US Army

Il suffit de connaître un peu le pays pour rapidement se rendre compte que ces véhicules sont des dinosaures et qu’ils n’ont plus leur place dans le monde moderne. Ils sont lourds, peu manœuvrables, polluants, bruyants et souvent dangereux. Il n’y a pas de porte dans un jeepney traditionnel, les passagers montent et descendent par l’arrière qui demeure ouvert en permanence. 
S’il pleut, d’une pluie d’orage comme nous en subissons durant la saison des pluies, vous avez de grandes chances de finir légèrement humide, voire de prendre une douche, parfois un simple bain de pied si vous êtes chanceux. Le jeepney, il faut le savoir, n’est pas étanche.

Vous recherchez quelques sensations fortes ?
Montez à l’avant d’un jeepney dans une route de montagne et, si vous êtes dans une descente à fort pourcentage, faites comme le chauffeur… priez pour que les freins ne lâchent pas !

Les accessoires de conduite comme l’éclairage, les essuies- glace, les feux clignotants et inter stops, s’inscrivent souvent aux abonnés absents. Les pneus, lisses comme les fesses d’un bébé, sont légions.

Un des premiers Jeepney sur base Willis

Avez-vous essayé d’entrer dans un jeepney si vous faites plus d’un mètre cinquante ?
Entrer et sortir d’un de ces véhicules peut devenir un calvaire pour celui ou celle dont la souplesse et l’agilité  ont  disparu depuis longtemps. Avez-vous fait l’expérience du Pila ? Cette longue attente destinée à remplir le véhicule de voyageurs avant que de démarrer ?
La tradition du paiement de la course, billets et pièces passant de main en main avant d’arriver au chauffeur, tout comme le retour de la monnaie prenant le chemin inverse, va disparaître.

Donc, cette icône des Philippines, ce jeepney bariolé à souhait et équipé de nombreux accessoires hétéroclites et souvent inutiles, va disparaitre. Plus de chevaux d’argent, plus de trompes sur le capot, plus de rideaux multicolores obstruant la visibilité du chauffeur, plus de croix, de Jésus, de Saints et de vierges censés protéger le chauffeur comme les passagers d’un accident toujours possible.

En dehors du fait qu’un symbole des Philippines va bientôt disparaître, il y a un autre enjeu et d’importance dont il faut tenir compte. Que vont devenir les quelques six cents cinquante mille (650.000) chauffeurs de jeepney’s que compte à ce jour le pays ? Certains vont pouvoir faire l’achat d’un de ces nouveaux véhicules, qu’il soit à essence ou électrique. Mais ils sont peu nombreux les propriétaires de jeepney’s à avoir les moyens financiers d’acheter un tel engin, engin dont le prix demeure hors de portée de la grande majorité.

Combien de passagers dans un Jeepneey ? 

Devenir chauffeur, l’on dit ici ‘’driver’’, pour une grande compagnie, car d’après moi ce sont de grandes compagnies qui vont reprendre ce business, comme cela l’a été pour les bus il y a quelques années. Oui, mais les salaires seront certainement au minimum syndical, ce qui veut dire moins d’argent pour la famille. Par contre, ils seront certainement couverts pour la santé et cotiseront pour une petite retraite. 
  
Les propriétaires de jeepney’s, tout comme ceux de tricycles, possèdent des syndicats et des associations extrêmement puissants et les 16 et 17 octobre dernier le secteur des jeepney’s était en grève avec des manifestations dans les grandes villes du pays. De ce fait les fonctionnaires et certaines autres catégories d’employés étaient autorisés à ne pas venir travailler ; ce qui fait que nos enfants n’ont pas eu classe durant ces deux jours.  Cela est tout bénéfice pour les enseignants, j’aurai certainement l’occasion d’y revenir dans un prochain billet.

Joel Maglunsod, le sous-secrétaire au travail et à l’emploi, a annoncé que son agence allait apporter des aides et des formations aux conducteurs affectés par la décision d’interdire les jeepney’s sur l’ensemble du territoire.
 
Le successeur du Jeepney

Nous aiderons tous ceux qui souhaitent monter leur propre business. Vente et réparation de pneumatiques, vente d’accessoires automobiles, garages, etc. « Tout ce qu’ils ont à faire est de venir nous rencontrer ».


Des opportunités d’emplois alternatifs seront également proposés aux chauffeurs de jeepney’s qui souhaiteraient changer de secteur d’activité.

Selon le programme de modernisation du Land Transportation Franchising and Regulatory Board’s (LTFRB), les PUJ (jeepney’s) seront remplacés par des véhicules plus modernes, la plupart électriques.

Les syndicats et associations du secteur du transport s’opposent à ce changement, arguant que la majorité des opérateurs de PUJ’s n’ont pas les capacités financières à acheter ces nouveaux véhicules.

Le paysage des routes philippines risque de fortement changer ces prochaines années.
En lieu et place du Jeepney coloré, bariolé, couvert d’accessoires, bruyant et fumant à souhaits, nous risquons fort de trouver ce qui ressemble à un bocal monté sur roues, arrondi aux extrémités, sans que l’on sache distinguer l’avant de l’arrière. Il ne fera pas de bruit, ne fumera pas et totalement silencieux glissera sans âme sur les routes Philippines.


Jeepneys dans les années 80

Ouvrez grands vos yeux, prenez des photos souvenirs, d’ici quelques années l’on ne trouvera des jeepney’s que dans les musées et les garages de quelques collectionneurs.  

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