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mercredi 27 mai 2015

LE CHOC DES CULTURES ... DEMEURE !

Il s’agit d’un billet que j’écrivais en juillet 2010, cinq ans déjà et pourtant vous pouvez me croire, les choses n’ont guère bougé. Oui, les grattes ciel sont beaucoup plus nombreux dans la  ‘’National Capital Region’’ ; l’on peut même dire qu’ils ont poussés comme champignons de couche à Makati, Fort Bonifacio Global City, Alabang ; le front de mer est méconnaissable, les terres gagnées sur la mer sont sillonnées de larges avenues et du Roxas Boulevard, du fait des buildings, il n’est plus possible d’apercevoir la mer.


Autour de la capitale et jusque dans certaines provinces, même les plus reculées, le réseau routier se transforme.

Des portions d’autoroute, je précise à péage, ont vu le jour et désengorgent les approches de la capitale. De nombreuses déviations permettent désormais d’éviter les bouchons qui se formaient dans les centres-villes de province. Les routes à deux voies se transforment en quatre voies, celles à quatre passent à six…

Oui mais, la culture philippine demeure !
Elle est là, bien ancrée, profondément enracinée dans les mentalités locales et pas près de changer !

La première chose que vous aurez à faire en arrivant aux Philippines c’est de vous adapter à la culture locale.

Ce n’est pas si facile, cela peut prendre des années, certains ne ce sont jamais adaptés et sont retournés dans leur pays d’origine. L'on considère généralement que cinquante pour cent des personnes occidentales qui viennent aux Philippines pour s'y installer, repartiront dans les trois à cinq ans qui suivent leur arrivée.
Si la chaleur, la barrière de la langue ou l'éloignement du pays y sont pour quelque chose, le manque de préparation à l'expatriation y est pour beaucoup.

Une expatriation à douze mille kilomètres de ses bases, cela se prépare ; il ne s'agit pas de changer de quartier dans votre ville, voire de province dans l'hexagone.

Si, apparemment le Philippin semble très imprégné de la culture occidentale, ce n’est souvent qu’une impression première et comme chacun d’entre nous, vous aurez des surprises.

Tout comme nous, les Philippins conduisent, mangent, boivent, dorment, travaillent … Tout comme nous et pourtant pas comme nous. N’essayez pas de les changer. Premièrement ils sont chez eux, ils sont les hôtes et vous êtes leur invité, deuxièmement vous n’y arriverez pas. Nous avons tous plus ou moins essayé et avons tous renoncé après un temps plus ou moins long.


En général nous marchons à coup d’ajustement, ce qui veut dire que nous ajustons notre comportement, nos réactions en fonction de ce qu’ils attendent de nous. En gros ne pas réagir ou réagir intérieurement ; déception, regret, ennui, colère … ne doivent pas se refléter sur votre visage ou dans votre comportement.

Exemple, très fréquent : vous conduisez votre voiture sur une route correcte à 60/70 km/h ; sur le côté droit une voiture est garée ; vous arrivez à moins de 50 mètres de l’autre véhicule qui, sans clignotant commence à faire un demi-tour sur la route et vous oblige à piler ; si vous avez la chance d’avoir affaire à une jeep locale ça peut prendre du temps car ce genre de véhicule ne tourne pas, un 180º nécessite au moins cinq ou six manœuvres.

On se calme, respirez un bon coup … N’essayez surtout pas de forcer le passage, c’est comme s’il avait la priorité et vous courrez droit à l’accident. Pas de bras d’honneur, pas de klaxon ou de vociférations, souriez et ‘’bienvenue aux Phils.’’ La pilule est quelques fois difficile à avaler.

Après plus de dix-huit années passées ici je ne sais toujours pas si je suis bien adapté, mais je m’ajuste pas mal.

Quelques autres exemples. Il y a quatre ans j’ai acheté une nouvelle motocyclette. Après quelques centaines de kilomètres, le CDI (système électronique commandant allumage et arrivée d’essence) HS. Pas de problème, changé sous garantie après une attente de deux ou trois jours pour la pièce.

J’en profite pour demander une vis chromée pour la protection du pot d’échappement et une pièce plastique pour la poigné d’accélérateur. Pas en stock, il faut commander ; ok commandons ! Je repasse après une semaine, pas de pièces. Deux, trois, quatre fois je retourne au magasin, toujours pas de pièces.

Je demande à parler au Manager. Explication, les vis sont vendues par quinze et la pièce d’accélérateur par trois. Moralité, si je veux avoir ma vis et ma pièce plastique il me faut commander 15 vis et 3 pièces d’accélérateur ! Simple, non ?


La semaine suivante j’avais mes pièces. Le problème est le suivant : les gens ne savent pas dire directement ‘’non’’ avec les explications nécessaires et le mécanicien, à qui j’avais initialement passé la commande, était gêné de me dire qu’il fallait commander les vis par quinze et la pièce plastique par trois.

J’avais besoin de ‘’reloader’’ c'est-à-dire de mettre du crédit sur le compte de mon téléphone cellulaire (portable), mon cellphone.

Deux solutions, soit acheter une carte (P300/P500/P1000), carte que l’on gratte pour avoir un numéro que l’on introduit dans le cellphone, soit demander de loader (entre P5 et P5.000) à une personne qui a un compte (déduction de son compte et transfert du montant sur votre compte). Me trouvant dans un centre commercial où se trouvent au moins une cinquantaine de kiosques qui vendent, réparent les ‘’portables’’, qui ont cartes, accessoires et qui reload, no problem.

Premier kiosque dans lequel se trouvent cinq ou 6 vendeuses ; personne ne s’occupe de moi … second kiosque dans lequel ils n’ont pas de load pour ma compagnie de téléphone ; troisième kiosque, le vendeur ‘’sorry I’am busy’’, alors qu’il ne fait rien d’autre que de se tenir debout , appuyé contre son comptoir ; finalement après quelques autres kiosques, j’avais mon portable avec P200 de crédit.

OK, le portable c’est réglé, il me faut maintenant une photo d’identité. La boutique de Kodak ; je demande à la vendeuse, dans la langue locale pour être sûre qu’elle comprenne bien : ‘’Kaitangan ko ng 2X2 ID Maari mo ba akong tulungan?’’(J’ai besoin d’une photo d’identité de 2X2, pouvez vous m’aider?) Sa réponse (en anglais): Monsieur, vous avez besoin d’une US Visa photo ?

Ma réponse : non juste une normale 2X2 photo d’identité.
‘’US Visa photo, Sir?’’
Non, je suis Français et je n’ai pas besoin de Visa US.
‘’Do you need a US Visa photo, Sir?’’
Désolé, je vais voir ailleurs.
A quelques mètres de là, je m’adresse à un autre photographe en demandant non pas une mais deux photos d’identité. Puis-je avoir deux photos d’identité 2X2 ?


No, Sorry.
Mais sur la porte vous indiquez 2X2 ID photos, puis-je en avoir deux ?
No, Sir.

Puis-je parler au responsable SVP ? Le manager arrive et je lui demande si je peux avoir deux 2X2 ID photos. La réponse : ‘’No Sir, sorry’’. Mais sur la porte … Réponse : Monsieur, c’est un ensemble, vous devez acheter 4 ID en même temps. Combien? 60 Pesos (1€ à l'époque, 1,20 de nos jours). OK j’en prends 4, même si je dois en jeter deux.

Ce jour la n’était sûrement pas mon jour, car après la commande et m’être fait tiré le portrait pour mes 4 photos d’identité, il me fallait attendre 30 minutes pour le tirage. Midi approchant et mon estomac criant famine, j’ai fait le choix de hamburgers chez MacDo. Mais ceci est une autre histoire, pour un autre post.

Il y a encore quelques années … mais non, on se calme. Il y a également des comportements qui dérangent : ils crachent dans la rue, les hommes pissent partout, matins et soir ils font brûler leurs ordures, ils vous appellent ‘’hey joe’’ plus le bruit qui est un élément très perturbateur pour tous les expatriés qui vivent ici.
Bienvenue au pays pour la difficile et nécessaire période d’adaptation.

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à plus de 3.000 mètres,
la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.

      Rendez-vous sur la page livres pour en savoir plus.




Épouser une Femme Philippine”,

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S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


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 EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines


mardi 4 novembre 2014

MAIS ... COMMENT LUI DIRE ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet de ce billet, je souhaite vous faire partager quelques anecdotes qui vous donneront, je l’espère, matière à réfléchir avant que de vous lancer tête baissée dans ce qui pourrait s’avérer être un piège.


Il y a quelques années de cela, un ami met sa maison en vente.

Il est en train de construire son ‘’home sweet home’’ en bord de mer et souhaite vendre la villa qu’il possède à Antipolo.  C’est une grande maison de cinq chambres, sur environ mille mètres carrés de terrain, construite sur les contreforts de la Sierra Madre et qui domine Manille ; une prime location comme l’on dit ici.

Piscine, une discothèque privée en sous-sol, jardin paysagé, garage pour cinq voitures, etc. le grand luxe. Il espère pouvoir vendre cette maison 12 millions de pesos, environ € 200.000.
Plusieurs acheteurs potentiels se présentent, mais celui qui semble le plus sérieux est une Filipina d’environ vingt-cinq ans. Elle va se marier avec un riche Japonais et la maison sera son cadeau de noce.

Après quelques tergiversations elle discute avec la femme de mon ami, qui est elle aussi une Philippine et lui explique qu’elle souhaiterait que la maison soit vendue 15 millions, afin qu’elle puisse récupérer, en dessous de table et en liquide, la différence soit trois millions de pesos. 

Mon ami n’est pas contre, mais arguant qu’il aurait à payer des taxes supplémentaires, il fait descendre les prétentions de la demoiselle à 2,2 millions.  

L’affaire se conclut, le Japonais paye les 15 millions et mon ami reverse 2,2 millions à la demoiselle.
Il est bien parti notre vieux Japonais avec sa toute nouvelle et jeune épouse !


Deuxième anecdote. 

Un autre ami souhaitant remplacer son véhicule, se rend chez son concessionnaire Honda.
Il demande au responsable s’il y aurait quelque affaire intéressante à réaliser. Mon ami est près de ses sous et voudrait acheter un véhicule de seconde main avec peu de kilomètres. 



Le responsable de la concession lui propose une Honda City pratiquement neuve, moins de mille kilomètres au compteur et le vendeur pressé est prêt à descendre le prix de quarante pour cent par rapport au neuf.

Une fille de bar qui sort depuis quelque temps, avec encore un Japonais et qui souhaite vendre vite, avant que ce dernier ne revienne du Japon où il se trouve pour quelques semaines. La voiture est un cadeau de ce dernier, mais au nom de la demoiselle.
Elle souhaite vendre et disparaitre rapidement avec l’argent en liquide.


Une petite autre et vous constaterez que ce genre d’anecdote ne concerne pas uniquement les Japonais.

Un copain allemand, récemment marié avec une jeune Pinay, se fait cambrioler.
Il rentre un jour chez lui et… plus rien, tout a disparu. Les meubles, les TV, ordinateurs, appareils photos, tout ce qui avait de la valeur a disparu. La police appelée est très sceptique sur le cambriolage et de la façon dont celui-ci s’est déroulé. En effet, il y a bien un carreau d’une fenêtre qui a été cassé, oui… mais de l’intérieur.  

En fait un déménagement effectué par la famille de la jeune épouse, instigatrice de l’opération.
Cet Allemand arrivera à faire annuler le mariage, l’épouse ayant utilisé une fausse identité, car elle était mineure à l’époque et donc dans l’incapacité, selon la loi philippine, de se marier.


Une petite dernière, mais j’en ai encore en réserve, rassurez-vous.

Un ami qui vend sa propriété située non loin de Ternate.
Un Hollandais se présente, l’endroit lui plait, il veut absolument acheter et l’affaire se conclut pour une somme rondelette.



Comme il est souvent absent pour cause de liquidation des affaires qu’il a aux Pays Bas, c’est l’épouse qui s’occupe de la transaction. Elle fait en sorte que sur le titre de propriété n’apparaisse que son nom. C’est donc elle qui est officiellement la propriétaire du domaine.

Lui, la petite soixantaine, personnage bourru et parfois à la limite de la correction, elle une trentaine d’années, mignonne et le couple n’a pas d’enfant. En fait ceci n’aura aucune conséquence particulière, notre Hollandais est décédé d’un cancer il y a quelques semaines.

La propriété est à nouveau en vente, s’il y a des amateurs.
Près de deux hectares de terrain entièrement clos, une maison de gardien avec deux chambres, salon, salle à manger et terrasse. La maison de maitre, trois chambres, salon, salle à manger, mezzanine avec bureau et une chambre, billard, cuisine équipée, cuisine d’été, deux chambres pour les employés, dépendances. Villa d’hôtes de deux chambres qui donnent sur la piscine, salle à manger, cuisine, terrasse sur l’ensemble, etc. Le prix demandé, 16 millions de pesos (environ € 300.000).


Étonnant comment certaines personnes, venues vous demander des conseils, font exactement le contraire de ce que vous leur avez conseillé ! Le pire étant que, quand les choses commencent à mal tourner, ils viennent vers vous pour demander de l’aide. 

Un de mes premiers lecteurs, un des premiers avec lequel j’ai commencé à correspondre et ce pratiquement dès la mise en place de mes petits blogs, est arrivé pour la première fois sur l’archipel il y a quelques mois.

 Il se trouve en phase de préparation de son installation définitive et a effectué trois allers et retours entre l’Europe et le pays aux 7.107 îles ces derniers temps.

Pour faciliter la compréhension de l’histoire, nous l’appellerons Marcel, ce n’est pas son vrai prénom, mais je tiens à conserver son anonymat, de plus je trouve que cela lui va bien.


Marcel a vendu la maison qu’il avait en France au premier trimestre de cette année, cela ne fait pas de lui un homme riche, néanmoins il possède un petit capital. Son parcours professionnel n’a pas été des plus brillants avec des périodes sans travail qui s’enchaînaient et pas mal de travail au noir. Arrivé récemment à l’âge de la retraite, soixante-cinq ans pour lui, le montant de sa pension s’en ressent.

Il touche moins de sept cents euros par mois. Avec son capital et sa pension, aux Philippines, il peut s’en sortir, néanmoins il lui faudra faire attention à son budget.

Cela fait des années que Marcel caresse le rêve de venir s’installer aux Philippines et ça y est, il est sur place et commence à tirer des plans sur la comète. Il semble avoir pris sa décision, les quelques semaines qu’il a passées sur place l’on enchanté, il devient peu à peu amoureux du pays… mais pas seulement du pays.

Depuis que je le connais il semble avoir toujours été célibataire. Il m’a raconté avoir eu quelques relations avec des jeunes femmes asiatiques, des Philippines, mais également avec des Thaï et même peut-être avec une Cambodgienne. Il a été marié, mais cela s’est terminé par un divorce, il ya longtemps, très longtemps.

Ces dernières années, il m’a avoué avoir eu des contacts avec trois jeunes femmes philippines, par internet et webcam interposés. Il veut se remarier, mais comme il le dit si bien, encore faut-il qu’il trouve la bonne personne, la Filipina qui va devenir sa femme, sa Filipina.

Il y a quelques mois, avant sa première visite sur l’archipel, Marcel a fait la connaissance d’une nouvelle jeune femme philippine sur le net. Il l’a rencontré dès sa première visite au pays des 7.107 îles et il dit que tout est parfait. Il est tombé amoureux de la jeune femme. 


Elle lui a raconté qu’elle venait d’une famille aisée et effectivement c’est toujours elle qui paie quand ils sortent. Hôtel, restaurant, billets d’avion, où qu’ils se rendent, c’est toujours elle qui veut régler les dépenses. Oh, il n’est pas complètement en reste, il lui a offert quelques jolis cadeaux.

Petite ombre au tableau, la jeune personne est une dame, une personne mariée.
Mais elle a dit à Marcel de ne pas s’inquiéter, il y a une procédure d’annulation du mariage en cours.


Il y a quelques jours, j’ai rencontré Marcel à Manille et nous avons discuté devant quelques bières. Il m’a fait part de ses projets. Lui et sa future femme, il lui a proposé officiellement le mariage, vont acheter une propriété.

Ils sont à la recherche du meilleur emplacement possible, l’archipel est vaste et le choix cornélien. 

Bien que la décision définitive ne soit pas encore prise, Marcel m’a indiqué les endroits qui plaisent le mieux à sa future, endroits qui semblent également lui convenir. Dans l’éventualité ou j’aurais quelque chose à lui proposer, il m’a donné un ordre de grandeur du prix qu’il peut mettre dans l’achat d’une propriété, entre huit et dix millions de pesos.  

Ce qui m’inquiète un peu dans cette histoire, c’est que les endroits qu’il m’a indiqués sont pour la plupart dans des endroits que je recommande d’éviter. Éloignés des villes, parfois totalement isolés et dans des lieux où ne se trouvent aucun étranger. Comme je lui faisais remarquer que malgré les nouvelles lois, n’étant pas encore marié, il ne lui serait pas possible de faire mettre le titre de propriété à son nom, il m’a répondu : « No problem, nous en avons discuté avec ma future, le titre sera sous son nom et nous ferons modifier les documents une fois que nous serons mariés ».  Là, il m’inquiète de plus en plus le Marcel !


Il va payer, mais le titre sera sous le nom de la dame, il ne connaît cette personne que depuis quelques mois et l’a rencontrée pour la première fois il y a quelques semaines… Il va mettre tout son argent dans une maison et un terrain qui ne vont pas lui appartenir ! Il est fou ou alors il aime le risque le Marcel.

De plus elle est toujours officiellement mariée avec un autre.

Supposons qu’elle soit totalement sincère.
Elle décède, c’est donc le mari officiel qui va hériter… mal barré notre ami Marcel.

Le pire c’est qu’il demande des conseils et qu’il agit à l’opposé de ce qui lui est conseillé.

Je lui ai suggéré d’aller faire un tour sur les sites et les forums qui traitent des sujets comme, épouser une femme mariée, faire annuler un mariage, acheter un terrain, une propriété, faire construire, les arnaques les plus courantes, etc.

Il a balayé mes suggestions d’un revers de main en me disant : « Je me trouve désormais sur place, je peux me faire ma propre opinion sur ces sujets et n’ai nul besoin de lire des sornettes écrites par des gens qui souvent n’ont même pas mon expérience du pays ». Que voulez-vous répondre à cela ?

J’ai pris la décision de ne plus donner aucun avis à Marcel, je souhaite garder de bonnes relations avec lui, mais je lui ai dit clairement de ne pas venir se plaindre si un jour les choses tournaient mal.

A-t-il  vu les documents de la procédure d’annulation ? Je n’en sais rien, il a éludé la question que je lui posais à ce sujet. 


Wait and see, mais je ne me fais pas trop d’illusions sur le grand amour de Marcel et sur son futur sur l’archipel. 


Maintenant, il est tout à fait possible d’imaginer que la dame est en fait une demoiselle, mais qui ne souhaite surtout pas se marier ; d’où l’éventuelle invention d’un mari imaginaire dont elle serait séparée et en instance d’annulation du mariage.


Pour ceux qui vivent ici depuis de nombreuses années, il est également possible d’envisager qu’il s’agit d’un couple Philippin, réellement ou pas marié, qui a trouvé ‘’le système’’ pour se faire de l’argent.

Le Philippin pouvant être parfois prêteur, voire partageur.


AU PARADIS, SOMMES-NOUS AU PARADIS, VIVONS-NOUS AU PARADIS ?

Nombreux sont ceux qui pensent que vivre dans un pays comme les Philippines, c’est un peu, beaucoup, vivre au Paradis.




Pouvons-nous dire que nous vivons au Paradis ?
Je n’ai pas encore vu Saint Pierre, mais j’ai néanmoins trouvé une clé.
J’ai vu Peter hier au soir, un ami allemand, mais vous pouvez me croire, il n’a rien d’un Saint.



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7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
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dimanche 7 septembre 2014

LESSIVE ... PILIPINO STYLE !

Le lavage, Filipino Style.

Rassurez-vous, il ne s’agit nullement d’un lavage de cerveau, sport national français, très pratiqué par nos médias au service des usurpateurs.



Revenons au lavage, la lessive selon le style philippin, la Pinoy fashion.  

La lessive est une part importante du travail des femmes philippines dans le foyer familial.
A longueur d’année, généralement durant les heures les moins chaudes de la journée, les femmes, jeunes filles et jeunes femmes philippines s’attellent au lavage du linge de toute la famille.

L’on change souvent de vêtements aux Philippines, même chez les plus pauvres.
Il faut dire que le climat est rude, il fait souvent très chaud, humide et l’on transpire abondamment.

La propreté corporelle, en y incluant celle des vêtements, est presque une obsession chez le Philippin.

Il n’est pas rare de voir les gens changer deux ou trois fois de vêtement dans la journée. Si jamais j’ai la mauvaise idée de vouloir remettre la chemise ou le tee-shirt que je portais la veille, c’est un scandale à la maison. Même si je n’avais porté ce vêtement que quelques minutes. De ce fait, ce n’est pas le linge à laver qui manque.

C’est une corvée qui se répète plusieurs fois par semaine, chaque jour ou presque si la famille est nombreuse, ce qui est souvent le cas au pays des 7.107 îles.

C’est avant tout un travail d’extérieur, on ne lave pas, sauf parfois des bricoles, à l’intérieur de la maison et ceci pour deux raisons principales. La première de ces raisons, la majorité des maisons philippines, sauf en ville, ne possèdent pas l’eau courante, l’on va chercher l’eau à la pompe, pompe qui se trouve à l’extérieur.

Deuxièmement, le lavage nécessite de la place, beaucoup de place. Il faut installer les différentes cuvettes de bonne taille qui vont servir à la difficile tâche du lavage, la planche à laver, les seaux d’eau propre et ne pas oublier la sorte de petit tabouret d’une vingtaine de centimètres de haut, tabouret sur lequel  la laveuse va poser son postérieur.



Ainsi, accroupie, ne se levant que pour aller tirer de l’eau à la pompe, elle va passer des heures à laver le linge de toute la famille. Chaque famille ne possède pas sa pompe, il s’agit souvent d’une pompe installée par la Municipalité ou le Barangay, de ce fait ce sont plusieurs familles qui utilisent la même pompe. Ce qui fait que la plupart du temps, ce n’est pas une lavandière, mais plusieurs qui se retrouvent accroupies autour de la pompe à eau.

Si depuis une vingtaine d’années l’on peut trouver des machines à laver très simples, croyez-moi, le lavage à la main demeure encore largement pratiqué. Ces machines à laver, pour la majorité d’entre-elles, ne possèdent pas de tambour. Un plateau cranté, situé au fond de la cuve de  plastique, entraîne l’eau et donc le linge, alternativement vers la droite, puis vers la gauche. Et c’est ce brassage incessant qui  est censé laver le linge.

Petite particularité, mais qui a son importance, on lave à froid ici, tout du moins à l’eau tiède, l’eau à la température à sa sortie de la pompe. Les petites machines à laver ne possèdent pas de système pour chauffer l’eau. Pas de résistances électriques situées au fond des cuves.
Rassurez-vous, il est également possible de trouver sur le marché des machines à laver du style de celles que l’on trouve en occident. Mais elles sont nettement plus chères et en fait, aussi bien les maîtresses de maison que les employées ne font que peu confiance aux machines à laver.

Étonnamment, la plupart des femmes préfèrent laver à la main, elles disent toutes que le lavage à la main est plus efficace que le lavage en machine.

Il n’est pas rare de voir une employée, dont les patrons possèdent une machine à laver, faire la lessive au dehors, dans la cour par exemple. Bien entendu, au lieu de pomper l’eau, elle va se servir du robinet le plus proche.

Vous passez dans un village qui se situe au bord d’une rivière, regardez bien, je suis sûre que vous allez les voir.


C’est un endroit calme, ombragé et qui présente peu de courant, car celui-ci entraînerait linge et bassines ; là, dans une eau peu profonde, souvent assises sur une roche à fleur d’eau, elles savonnent, frottent, brossent, tapent le linge pendant des heures, tout en papotant entre elles. Car la Pinay ne peut s’empêcher de papoter et la Pinay n’est jamais seule pour la corvée du linge dans le village philippin.

Pas de poudre pour le lavage à la main, faut savoir, Monsieur, que chez ces gens-là on utilise le savon, le savon en barre. Qu’il se nomme Speed ou Champion, qu’il soit blanc ou bleu, il se présente sous la forme d’une barre comprenant quatre pièces.

La première bassine, celle dans laquelle on commence par savonner, puis brosser, frotter, tordre, taper, laver le linge en somme, après avoir tout de même séparé le blanc des couleurs. La deuxième bassine, celle dans lequel la lessive décante, la troisième pour un trempage avant le rinçage, la quatrième pour l’adoucissant, le produit qui va assouplir, donner de la fraicheur et faire en sorte que le linge sente bon.

En général cinq rinçages, à l’eau de la pompe ou à celle de la rivière, sont nécessaires avant que la lavandière soit satisfaite de son travail.

Del ou autre, l’équivalent de notre Soupline, et lorsque j’ai objecté que ce produit pourrait être (est) cancérigène, je me suis fait envoyer sur les roses.

Parfois (souvent) elles utilisent de la ‘’Chlorine’’, ce que nous nommons eau de javel, mais elles ne l’utilisent pas toujours à bon escient. Ma dernière remarque, au sujet du chlore, remarque qui remonte à loin… je me suis fait envoyer sur les roses.


Un autre produit, une poudre bleue nommée ‘’tina’’ est également régulièrement utilisée, ceci afin de rendre le blanc plus blanc. C’est une sorte de poudre que, si ma mémoire est bonne, utilisait déjà ma Grand-Mère.


Aux Philippines, sauf à me tromper, les enzymes, gloutons ou pas, ne sont pas encore arrivés avec leurs petits bras musclés. Pourtant, et là je suis étonné, sans eau chaude, sans poudre et enzymes gloutons, sans machine sophistiquée, avec un simple lavage à la main, mon linge et propre, de plus il sent bon.

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