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mercredi 9 août 2017

TRAVAILLER À LA MAISON ... AUX PHILIPPINES !

Travailler à la maison, oui, mais aux Philippines !


Il y a en chacun d'entre nous un entrepreneur qui se cache, souvent même qui s’ignore.

Toutefois, nous sommes souvent limités par nos peurs, nos croyances et le manque de confiance que nous avons en nous. De ce fait nous préférons suivre les idées de business des autres et nous gâchons par là même de nombreuses possibilités.

Les entrepreneurs sont, ou devraient être, guidés par une seule chose... La Passion!

Si vous avez une passion pour une certaine activité, des compétences qui sont inutilisées, des atouts et un savoir faire qui demeurent inexploités, l'esprit d'entrepreneur devrait faire en sorte que vous trouviez une voie afin de monétiser l'ensemble.

La première raison qui fait qu'un petit business ne fonctionne pas, ou fonctionne mal, est le manque d'expérience. Maintenant, si vous avez acquis une solide expérience et développé une technique qui vous est propre, dans le coaching par exemple, que cela soit dans le sport, le fitness, le Yoga ou la relaxation, vous devriez rapidement trouver une niche qui vous permette de Générer des Revenus aux Philippines.


Mais ce peut être professeur de musique, consultant en création d’entreprises, assistant virtuel, etc. Je donne, avec les explications nécessaires, plus de cent exemples dans mon petit livre.   

Il faut bien gagner sa vie, même sous les tropiques. 


HOME-BASED BUSINESS !

De plus en plus de personnes expatriées aux Philippines font le choix de travailler à la maison, de créer leur propre affaire dans leur demeure, là où ils vivent. Ce que l’on appelle ici le ‘’Home-based business’’.  
Voyons comment et dans quelles circonstances vous pourriez également monter votre petite affaire sans bouger de votre ‘’home sweet home’’.

Pas besoin qu'elle soit aussi grande

Il y a de nombreux avantages à avoir un petit ‘’business’’ qui se situe à la maison pour un étranger vivant aux Philippines.


Premièrement, être basé à la maison vous offre une grande flexibilité dans vos horaires de travail, la plupart du temps il vous sera possible de travailler durant les heures que vous préférez. Pas de perte de temps dans les transports, pas d’embouteillage quotidien, de stress au volant, vous êtes immédiatement frais et dispos.

Deuxièmement le fait de travailler à la maison va vous permettre de réduire considérablement les frais d’installation et de fonctionnement de votre petite entreprise.

Pas de frais d’installation, vous utilisez votre propre bureau. Peut-être quelques fournitures, un peu de matériel pour compléter ce que vous possédez déjà … c’est tout.

Pas de loyer à payer, pas de restaurant le midi, la cuisine est juste à côté, vous pouvez vous ravitailler comme bon vous semble, un moment de détente est nécessaire … aucun problème vous êtes chez vous et sans horaire. Un peu de bricolage dans la maison, un tour à la plage, un plongeon dans la piscine, un livre, un film … et vous allez reprendre vos activités l’esprit clair et détendu.

Vous serez également beaucoup plus disponible pour votre famille et vos amis.
En fonction de votre activité les jours de la semaine sont tous les mêmes, dimanche, lundi, jeudi, jour de fête … peu importe, vous travaillez quand vous le souhaitez.

Vous n’êtes pas fixé à des horaires de bureaux, vous êtes en forme à quatre heures du matin, commencez à travailler à cette heure matinale. Vous êtes plutôt un animal nocturne, bossez la nuit.
Dans la très grande majorité des cas, tout ce qui est réunion, meeting, prise de décision, etc. se fait avec vous-même ou avec une ou deux personnes employées.

De plus avec ce type de business il y a de grandes chances que vous soyez la seule personne à prendre les décisions.


Pas besoin d’une réunion pour cela.


Il va vous vous être utile

Bon, maintenant avant de prendre la décision d’avoir votre petit business à la maison, il faut savoir que cela n’est pas possible pour toutes les catégories d’activité.
Cela va dépendre du type d’affaire que vous allez monter, de votre produit et/ou service, il peut y avoir de sérieux désavantages à avoir un ‘’home-based business’’ dans certains cas.

Vous êtes un consultant indépendant spécialisé dans l’implantation de sociétés européennes sur l’Asie, un ‘’Webmaster’’, concepteur et développeur de sites sur le web, aucun problème, vous pouvez travailler à partir de votre résidence.


Mais ce ne sont pas les seuls secteurs possibles, la gamme est infinie.

Vous venez juste d’arriver de votre pays d’origine et connaissez les goûts et les tendances de la clientèle de tel ou tel pays. Faites le choix d’un petit nombre de produits ou d’objets originaires des Philippines et vendez les sur la toile. E-bay. Amazone, Sulit, etc. il y a de plus en plus de sites qui se proposent de vendre vos produits. De plus, ayez vos propres sites pour des ventes en direct. Un petit stock à la maison, un coursier avec une motocyclette pour délivrer les produits au transporteur, très souvent pas de facturation, vous êtes payés avant expédition par Paypal ou un système similaire ...


Vous savez cuisiner … une petite affaire de catering.
Vous proposez de vous occuper entièrement de la restauration pour un mariage, un anniversaire ou toute autre occasion, très demandé et prisé par la communauté des ‘’expats’’, car la cuisine locale est mangeable, mais …
Vous fournissez tout, nappes, serviettes, plats, assiettes, couvert, verres, la décoration avec des fleurs … il y a de l’argent à faire dans ce secteur si vous savez cuisiner.

Une bonne connexion internet

Maintenant si votre affaire prospère et se développe, il vous faudra certainement envisager de déménager et d’aller s’installer dans des bureaux plus conventionnels, spécialement si vous avez besoin de personnel.

Il y a aussi quelques désavantages à travailler à la maison ; vous êtes seuls, peu de contact avec les gens du même secteur d’activité, pas de collègues ou de personnes pour vous apporter des idées ou des solutions, peu ou pas de gens qui viennent vous voir, dans le contexte de votre travail tout du moins.

Et surtout il va tout de même falloir vous obliger à une certaine discipline. Je m’explique :
Vous trouvant à la maison vous allez avoir différente causes de distractions que vous n’auriez pas dans votre bureau du centre-ville.

Les enfants peuvent être une de ces causes, une épouse trop attentionnée une autre, votre hobby, votre passion du golf qui vous fait passer plus d’heures sur le green que derrière votre bureau, votre feuilleton ou émission préférée qui passe à la TV et que vous ne pouvez manquer et la liste n’est pas exhaustive des distractions qui pourraient entraver la bonne marche de votre petite affaire. 


Vous pouvez être tenté de remettre à plus tard un travail qui n’est pas trop urgent, ne pas être suffisamment concentré lors de la rédaction d’une proposition, être distrait lors d’une conversation téléphonique, etc.  Donc … discipline, imposez vous un planning journalier, voir hebdomadaire en fonction de votre activité et tenez vous impérativement à ce planning.
Aujourd’hui j’ai ceci et cela à faire, peu importe à quelle heure, mais aujourd’hui. Pas toujours si facile et évident. Pas de mañana por la mañana !

C’est à vous et à vous seul de décider si travailler à la maison peut vous convenir.
En fonction du type d’activité, mais également de la connaissance que vous avez de vous-même, de votre capacité à vous auto-discipliner. Pesez le pour et le contre et prenez votre décision en toute connaissance de cause. A la maison ou plus traditionnel ?

Un peu ancien

Bon, maintenant que vous avez fait le choix de travailler à la maison, il y a un quelques importantes choses à considérer.

Commencez par considérer la place dont vous avez besoin pour travailler.
Un bureau ou office qui soit tranquille, au calme avec l’environnement bureautique nécessaire. Ce bureau doit ressembler, autant que possible,à ce que vous auriez dans un environnement plus traditionnel et cette pièce doit être entièrement dédiée à votre business, pas de mélange des genres.

Par exemple : un ordinateur de type PC doublé par un lap top, une connexion Internet de qualité, si possible doublée par un second système, copieur, scanner, printer, des liaisons téléphoniques fiables, ligne terrestre et deux ou trois téléphones cellulaires avec différentes compagnies, etc.

Vous devez absolument, même s’il s’agit d’un ‘’home-based business’’, avoir une séparation physique entre la maison et le travail. Vous devez considérer votre lieu de travail comme un bureau ou un espace commercial, non pas comme une partie de votre habitation.
En fonction de l’endroit où vous vivez, vous pouvez également envisager l’achat d’un générateur électrique, nous avons parfois au pays des 7.107 îles des typhons qui passent et nous privent du courant électrique pendant plusieurs jours.

Il vous faudra également une présence sur la toile avec un e-mail qui apparaisse professionnel.
Les e-mail gratuits du genre, Yahoo, Gmail et Hotmail peuvent être parfait pour des échanges  privés, mais ne sont pas recommandés si vous souhaitez donner une image plus professionnelle de vos activités.

Même si vous êtes tout petit, il peut être intéressant de développer un site Internet de bonne qualité, avec des e-mails aux noms de votre entité et un numéro de téléphone fixe. Celui qui se trouve à l’autre bout du monde n’a que ces éléments pour se faire une opinion sur la qualité de vos produits ou services. Soignez votre image sur votre site Web.

Toujours dans le but d’apparaitre comme un professionnel, ouvrez une adresse postale, cela ne coûte presque rien aux Philippines et cela peut rapporter gros. C’est grâce à ces petites différences et à votre professionnalisme que vous allez pouvoir vous démarquer de vos concurrents éventuels.

Un peu de matériel esr nécessaire

Maintenant si vous avez à rencontrer vos clients ou clients potentiels, s’ils viennent de l’étranger il vaut mieux privilégier un restaurant, dans un grand hôtel si possible. Si ce sont des locaux, privilégier leurs bureaux, avant que de les inviter au restaurant.

Tout ce qui est cours et formation peut-être développé à partir d’un ‘’home-based business’’.
Il y a de nombreux et talentueux chercheurs et consultants aux Philippines, mais parfois il est bon d’avoir l’opinion et le savoir-faire de quelqu’un  qui vient de l’extérieur, un œil neuf.

Le plus simple, pour quelqu’un qui n’a pas une spécialité ou des connaissances bien spécifiques dans un domaine particulier, reste le e-commerce qui est ouvert à tous. Nous avons, nous les expatriés, la chance de connaitre au moins deux pays : celui d’où l’on vient et celui où l’on vit. Profitez de cette opportunité exceptionnelle pour monter votre ‘’small and home-based business’’.
N’oubliez pas que, même si vous montez une activité à petite échelle, vous devez impérativement avoir la même planification que pour toute autre entreprise.
Encore une fois, prenez votre temps, étudiez votre marché, faites des simulations, montez un business plan aussi détaillé que possible, obtenez les éventuelles licences et permis nécessaires. Et surtout, n’oubliez pas de traiter votre business avec le même degré de professionnalisme que vous le feriez avec une entreprise traditionnelle. 


Lisez ou relisez mon billet ''Petit poisson''

Il y a quelques avantages à avoir la peau blanche aux Philippines.


À toutes et à tous une excellente fin de semaine et que la Force vous accompagne.


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Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à près de 3.000 mètres,
la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.

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                Prétend être ?

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                   Aux Philippines














mercredi 28 septembre 2011

LE VIEIL HOMME ... ET LES MONTRES !


L’un s’en va, l’autre arrive.

Pepring, le nom local du typhon qui nous a secoués lundi et mardi dernier, vient tout juste de quitter les Philippines et déjà un nouveau s’annonce à l’horizon.
Son nom international Nalgae et il devrait, sauf changement de course de dernière minute toujours possible, nous arriver dessus samedi ou dimanche prochain.
Les plaies de Pepring ne sont pas encore cicatrisées que déjà il nous faut nous préparer à subir d’autres dégâts.

A ce que j’ai pu voir, une partie de Roxas, la grande avenue du front de mer de Manille est en partie détruite. Toute la contre allée piétonne faite de pavés auto-bloquants, les murets de briques roses et les bacs à fleurs, tout a volé en éclats sous la violence des flots.

Les grandes plaines au nord de Manille sont toujours sous les eaux, les barrages sont à leurs côtes d’alerte maximum et il y a menace de délestages, ce qui causerait une catastrophe majeure.

Mais cela, c’est l’actualité et ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui c’est de mon ‘’Indiana Jones des montres’’, ou du vieil homme et des montres.

Je vous explique : je viens juste de terminer mon petit livre sur ‘’les 101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’.
Dans ce livre je fais remarquer que trouver un emploi tels ceux que nous connaissons dans les pays occidentaux est des plus difficiles dans ce pays.

Il y a douze millions de Philippins qui travaillent à l’étranger et trente à quarante pour cent de la population est sans emploi ou sous employée. 
Donc, les emplois … réservés en priorité aux Philippins.

Comme je l’explique il y a quelques places, des spécialités très pointues, des multinationales qui ont des expatriés détachés et quelques emplois plus généraux, comme des professeurs par exemple.
Ce qui veut dire que dans la grande majorité des cas, il va falloir sortir des sentiers battus pour générer des revenus. Je donne de nombreux exemples dans mon livre et je souligne que parfois la passion pour quelque chose, peut amener des idées.

Cela m’a fait revenir quinze ou seize ans en arrière quand je travaillais encore un peu et que je réalisais des études de marché, de faisabilité, de stratégie de pénétration des marchés …

Beaucoup de réflexion et d’écriture,  car à l’époque pas de lap-top, pas de tablettes, le cahier,  le stylo plus la calculette. Pas d’Internet, ou si long d’accès que j’avais plus vite fait d’aller acheter de la documentation au National Bookstore ou au National Statistics Office.

Toujours est-il que courant 1996, je faisais une étude sur les grossistes de Manille, plus précisément ceux de Divisoria, Divisoria qui se trouve à Tondo, dans le vieux Manille. 
Après l’étude sur le terrain, en général de bonne heure le matin afin d’éviter les heures chaudes de la journée, je m’asseyais à l’intérieur d’un bar restaurant situé sur Recto Avenue.
Bar vieillot, avec des ventilateurs au plafond, le style colonial des années 50 et ouvert sur la rue. Bonne nourriture et pas chère, la bière bien fraiche et de nombreuses et jolies serveuses. J’avais pris mes quartiers dans ce bar et j’écrivais mes rapports, je préparais mes études à partir de cet endroit, tout en observant la rue, ce qui se passait dans la rue.

Je ne sais si cela a changé, mais c’était un endroit très animé, un quartier qui grouillait, plein de petites échoppes. Changeur d’or, vendeurs et réparateurs de téléphones portables, bijouteries, montres, monnaies anciennes et de nombreux petits trafiques qui se pratiquaient là, sur le trottoir, juste en face de moi.

Et c’est ainsi que je l’ai vu pour la première fois, sur le trottoir, en limite du caniveau, un blanc parmi les Sino-Filipinos qui hantent ces lieux. Sur le moment je n’y ai pas prêté attention, il y a des étrangers qui passent dans ce quartier, même s’ils ne sont pas très nombreux. Peut-être inconsciemment  me suis-je fait la réflexion, il attend quelqu’un ou un moyen de transport.


A chaque fois que je levais les yeux de mes écrits, il était là, sous le soleil, le chapeau vissé sur la tête. De temps en temps il s’épongeait le front avec un grand mouchoir blanc, parfois il s’asseyait au bord du trottoir, sortait quelque chose de sa poche qu’il semblait contempler.

J’ai commencé à être vraiment intrigué lorsque je me suis rendu compte que de nombreuses personnes s’approchaient de lui,  parlaient avec lui, lui montraient quelque chose et semble –t-il, faisaient affaire avec lui. Il donnait quelques monnaies en échange de … j’étais trop loin pour voir.
Il vendait ou achetait quelque chose.

Que je vous le décrive et vous comprendrez mieux pourquoi je l’ai immédiatement surnommé Indiana Jones. Il portait un pantalon beige, de ceux avec de nombreuses poches, un peu comme les pantalons de l’armée, une chemise à manche longue qui pouvait être blanche, bleu ciel ou beige, un gilet du style pêcheur ou photographe avec des poches partout, une écharpe blanche autour du cou et le chapeau d’Indiana Jones coiffait sa chevelure blanche.

Etonnantes étaient ses chaussures, de grosses chaussures de marche avec des lacets, enfilées sur des chaussettes de couleur beige.

Et pendant peut-être deux mois, je ne l’ai jamais vu dans une autre tenue, seule la chemise changeait de couleur, le reste  … immuable.


Parfois il s’installait à une table proche de la rue et commandait une boisson sans alcool. Il sortait quelque chose d’un sac à fermeture éclair accroché à sa ceinture, extirpait une loupe d’une de ses innombrables poches, loupe qu’il vissait à son œil, droit ou gauche je ne me souviens plus, faisait une grimace pour fermer l’œil laissé libre et avec un minuscule tournevis arrivé magiquement dans sa main, ouvrait l’arrière de son dernier achat, ouvrait l’arrière d’une montre comme on décapsule une bouteille de bière.

Eh oui, mon Indiana Jones achetait des montres, toutes sortes de montres, pratiquement toutes les montres que d’innombrables personnes lui apportaient durant les deux ou trois heures qu’il passait chaque jour à cet endroit.

Il en avait des montres, peut-être 100 par jour, il y avait presque la queue pour lui proposer des pièces.
Un jour, alors qu’il était assis et contemplait ses derniers achats, je me suis approché et lui est proposé de boire quelque chose. « Hello, good afternoon, may I offer you some drink ? » « Yes, thanks, a coke please ». Et c’est comme cela que j’ai appris son histoire.

Ancien soldat américain il avait séjourné aux Philippines de nombreuses  années et avait fait connaissance d’une jeune Pinay avec qui il vivait depuis plus de vingt ans.


Après sa démobilisation, il n’avait jamais voulu retourner aux Etats-Unis où il avait pourtant femme et enfants. Plus jamais ça, m’avoua –t-il un jour, plus jamais de ce genre de vie que je menais au States ou que j’aurai à mener si j’avais le malheur d’y retourner.

Lorsque je lui ai demandé pourquoi il faisait ce commerce, il m’a répondu : « pour vivre ! ». « Et votre pension de militaire ? ». « Ma femme, restée aux States, la touche en grande partie et je n’ai pas assez pour vivre ici uniquement sur ma pension ».

Passionné de montres, orfèvre en la matière, il achetait des montres qui la plupart du temps ne fonctionnaient plus, les bricolait, les réparait et les revendait.
Il changeait une pièce, des aiguilles, réparait un mécanisme, mettait un nouveau boîtier, un bracelet et revendait 150 ou 200 pesos une montre achetée dix ou vingt. Il me disait parfois tomber sur de superbes pièces et faire de bonnes opérations. Amoureux des montres il m’avoua qu’il conservait pour lui les plus beaux spécimens.

Dix ans qu’il faisait cela. « Difficile au début, les gens croyaient que je voulais les arnaquer, ils voulaient toujours plus que ce que je leur offrais ; maintenant, ils me connaissent et savent que même si ce que je leur propose est un tout petit montant … ils ne pourront obtenir un meilleur prix ailleurs ! ». « Je suis ‘’Le Spécialiste’’ ».


Je me souviens encore quand, devant mon scepticisme, il me disait : « regarde, même la plus simple montre (de l’époque), si je l’achète dix pesos, que je la répare et que je la revends 100, même si j’ai besoin de deux montres pour en faire une …  sur un minimum de cent montres que je récolte chaque jour, cela me laisse de l’ordre de 4.000 pesos net et je n’ai aucuns frais ».

Qu’est devenu mon Indiana Jones des montres ?

Plus de quinze ans de cela ! Il n’était pas tout jeune, peut-être 70 ans en 1996. Est-il monté au paradis des amoureux des montres, continue-t-il à arpenter Recto avenue dans l’attente de clients ou a-t-il pris enfin, une retraite bien méritée ?

Comme quoi une passion peut  amener à gagner correctement sa vie, tout en apportant le bonheur, car il semblait heureux mon ‘’Indiana Jones’’.

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Ainsi que chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
Pseudo < dtesteil >

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7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à plus de 3.000 mètres,

la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
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